Son histoire et son nom. La ferme de Niederwyhl se trouve au sud de l’Alsace, entre la vallée de Thann et la vallée de Masevaux, entre Bourbach le Haut et Bourbach le Bas. Elle a été détruite par les Suédois et reconstruite en 1642, vers la fin de la guerre de Trente ans. Située sur un sol volcanique, elle fut une « Vacherie » prospère au cours des siècles. Elle fonctionnait selon le modèle agricole de l’époque : une ferme de repli pour l’hiver et des pâtures estivales extensives sur les hauteurs. Son nom, en allemand moyenâgeux, se retrouve à plusieurs reprises autour du lac de Constance : « Nieder » pour en bas, « wyhl » pour villa, maison. Niederwyhl, c’est la maison du bas. Sa chapelle (en ruine), sur une faille apparente datant de l’effondrement de la plaine d’Alsace, aurait été un ancien lieu de culte celtique, à très fort taux vibratoire, équivalent aux cœurs d’églises romanes.

 

Sa géologie. Les sols de la ferme de Niederwyhl, d’origine volcanique, se sont constitués il y a 350 millions d’années. Le porphyre rouge borde le Bourbach. Le « porphyre vert antique de Bourbach le Haut » se présente sous forme de grandes roches érodées par le cours d’eau qui, une fois cassées (difficilement), révèlent un assemblage de cristaux verts en forme de losanges.

 

La magie de son site. La fascination exercée par le dénivelé des plateaux jusqu’à la rivière s’augmente de la présence d’une diversité de plantes médicinales locales, utilisées de tous temps, dont on ne cesse de redécouvrir les vertus.

 

Son microclimat bénéfique. Alimentée par plusieurs sources, la ferme est située entre la montagne et la plaine et abritée des vents d’est. Ce qui lui vaut de n’avoir pas de neige quand il y a 15 cm de neige à Bourbach le Haut, ni de brouillard quand Bourbach le Bas est dans le brouillard.

 

Sa blessure. En nous y installant en 1987, nous ignorions que ses terres, en particulier son captage d’eau et ses pâtures, avaient été contaminés volontairement avant notre venue, preuve matérielle à l’appui, par du cuivre soluble, toxique et rémanent, - communément appelé sels de cuivre -, lequel est aussi un inhibiteur de croissance (il sert à la culture des bonsaïs) ; de ce fait, ses pâtures ont entraîné la mort de nos moutons, longtemps incompréhensible pour nous ; les arbres du verger plantés en 1993, peinent à se développer, vous le découvrirez lors de votre visite. Cependant, avec les conseils d’éminents Toxicochimistes, nous avons entrepris une action de décontamination partielle des sols, doublée d’une action d’information et de prévention concernant l’usage des sels de cuivre. Les plantes médicinales du jardin nous ont accompagnés dans notre quête de désintoxication.

 

Un Arrêt de mars 2016, de la Chambre de l’Instruction près la Cour d’Appel de Colmar, a admis les expertises judiciaires chimiques et toxicologiques qui démontrent le dépôt de sels de cuivre avant notre installation en 1987 et que nos troubles de santé ont un lien avec l’action toxique du cuivre.

 

Des calomnies incessantes tentent d’occulter la pratique locale de multiples dépôts de poisons. Les guerres de chasse en forêt domaniale voisine se sont faites avec des poisons, tolérées par l’ONF.

 

Empoisonner aux sels de cuivre est une pratique ancestrale, « une mode dans les procédés d’empoisonnement » au 19e siècle, selon BROUARDEL, 1902, Professeur de Médecine légale et Doyen de la Faculté de Médecine de Paris : 369 procès pour empoisonnement criminel avec des sels de cuivre de 1835 à 1885. Depuis, on aurait tout oublié !

 

Ses jardins. Le jardin « nourricier » a été repris sur des friches et développé à l’emplacement même du jardin potager cultivé depuis des siècles. Il a été décontaminé. Les jardins d’ornements, certains décontaminés, participent à donner du bonheur en toutes saisons.