Déjà chez les Égyptiens, le cuivre sous une forme soluble dans l’eau, était connu pour son efficacité comme poison.      

 

Au Moyen Âge, en l’an 800, avec la découverte  de l’acide chlorhydrique, très corrosif, connu autrefois sous le nom d’acide muriatique ou esprit de sel, il fut possible de dissoudre certains métaux (Or, Fer, Cuivre…) et de former de ce fait, des sels ionisés, solubles dans l’eau, libérant autant de charges positives (cations) que de charges négatives (anions), certains ions étant toxiques, comme ceux du cuivre.

 

Plus tard, la quête de la pierre philosophale des alchimistes consistera à vouloir transmuter les métaux vils en or et à trouver la panacée, « le » remède universel à tous les maux.

 

Tout au long du Moyen Âge, le cuivre dissous par un acide, appelé « vitriol bleu », toxique, rendra de grands services à l’agriculture pour traiter la carie des blés, un champignon qu’il est difficile d’éradiquer, même encore aujourd’hui… Le sulfate de cuivre venait d’entrer dans le milieu agricole !

 

Au XIXe siècle et pendant tout le siècle, on s’interroge sur la pratique de certains empoisonnements criminels, utilisant des sels de cuivre. Cette pratique sera dénoncée par la médecine légale et poursuivie sans relâche par les tribunaux, car il s’agit d’un vrai fléau qu’il faut éradiquer au plus vite. De ce fait, des centaines de procès auront lieu au XIXe siècle, concernant des empoisonnements criminels avec des sels de cuivre.

 

Aucun procès depuis lors. Aurait-on tout oublié ! Pourtant la toxicité de l’absinthe pourrait en partie être dues au fait qu’elle aurait été frelatée avec du sulfate de cuivre ! Cela fut signalé très tôt, dès 1825 !

 

À partir du XXe siècle, les Sels de cuivre sont l’ami de l’Homme : ils ne servent plus qu’à combattre le mildiou des vignes. Les « empoisonneurs » ne se font plus inquiéter ! Personne ne se souvient plus que le cuivre est un toxique ! Surtout pas le milieu agricole ! Ni, semble-t-il, les médecins légistes !

 

C’est l’affaire de l’empoisonnement criminel aux Sels de cuivre de la ferme de Niederwyhl avec ses 850 moutons morts intoxiqués au Cuivre et son captage d’eau contaminé délibérément par des sels de cuivre qui a trahi les « empoisonneurs ».

Deux bouteilles déposées « sur le parcours de l’eau du captage, en des endroits qui nécessitent une connaissance très précise du terrain », bouteilles ayant contenu un pesticide de traitement de vignes à base de sels de cuivre et ses sols contaminés par du cuivre, avant l’installation de la famille SINGER en 1987, selon l’expertise judiciaire du 21 avril 2004,qui a permis de démontrer scientifiquement l’empoisonnement délibéré par des sels de cuivre de la ferme de Niederwyhl.

 

Ceci validé par l’Arrêt de la Chambre de l’Instruction du 24 mars 2016.

Une procédure criminelle est en cours depuis 2002.                                                       

 

-     Il était affirmé à Mme SINGER en 1996, par le Président d’un Groupement d’éleveurs de moutons en retraite, au début de la mortalité des moutons : « c’est le cuivre et vous n’arriverez jamais à le prouver ».

 

-   Ce que « les empoisonneurs » ignoraient, c’est que le cuivre est persistant, « voire indéfiniment » selon l’expertise judiciaire collégiale de 2006, (page 34).

 

-   À partir de cette constatation, il a été possible de multiplier les dosages, de dater et de prouver l’empoisonnement criminel aux sels de cuivre de la ferme de Niederwyhl, avec ses effets toxiques sur les sols, les végétaux, les animaux et bien entendu sur les humains.  

 

-   Ce que « les empoisonneurs » ignoraient, c’est que le cuivre s’accumule en partie dans les sols les rendant stériles, dans les sédiments en étant partiellement libérés dans l’eau, dans les végétaux les faisant dépérir et dans les organes des êtres vivants leur causant des troubles multiples, jusqu’à ce que mort s’en suive.

 

Le mérite de cette procédure criminelle encore en cours est d’avoir pu faire le lien avec une pratique d’empoisonnement plusieurs fois millénaire, que l’on pensait oubliée, et d’avoir permis la démonstration scientifique des effets toxiques des sels de cuivre sur les humains, les sols et les animaux.

 

Les sels de cuivre ont fini par perdre leur mystère. 

 

Que l’Agriculture française continue d’utiliser les sels de cuivre contre le mildiou des vignes, c’est son choix, mais en aucun cas pour contaminer le captage d’eau, les pâtures et les forêts de la ferme de Niederwyhl, à Bourbach le Haut en Alsace !

 

Nous attendons que la Justice fasse son travail, qu’elle identifie les auteurs et que les victimes soient dédommagées dans les meilleurs délais  par les auteurs et par les services agricoles qui ont occulté cette pratique criminelle.

 

Cette enquête a bénéficié des conclusions de nombreux Experts judiciaires et de l’avis éclairé de Scientifiques de diverses disciplines. Qu’ils en soient tous remerciés !