Au XXe siècle, aucun cas d’empoisonnement aux sels de cuivre n’est pris en considération  par les tribunaux.

La toxicité des sels de cuivre commence timidement à être démontrée scientifiquement depuis la fin du XXe siècle.

Les experts légistes ne recherchent jamais le cuivre dans les autopsies.

Ils laissent ainsi une micro-niche aux empoisonneurs au cuivre.

 

1975 : La première importante étude scientifique moderne du XXe siècle sur la toxicité des sels de cuivre est américaine, publiée en 1975, étude traduite, dans notre procédure criminelle, à la demande du Juge d’instruction en 2007 : « Le cuivre, le quatrième métal lourd intoxiquant », publiée par le Professeur Carl PFEIFFER, médecin biochimiste, créateur avec Linus PAULING, deux fois prix Nobel, de la Médecine orthomoléculaire. Ils estimaient que les déséquilibres biochimiques étaient responsables de nombreux problèmes psychologiques et physiologiques, https://en.wikipedia.org/wiki/Carl_Pfeiffer_(pharmacologist).

 

1981 : Étude du Professeur Jean-Marie HAGUENOER, pharmacien, toxicologue et actuel Président de la Commission santé environnement de l’Académie de Pharmacie, intitulée « Toxicologie et Hygiène industrielles, Les dérivés minéraux, Le Cuivre », étude qui sert encore aujourd’hui de référence. Selon ce spécialiste : « 1/5e des homicides au 19e siècle sont dus au cuivre ».

 

1982 : La thèse sur « l’Intoxication cuprique chronique chez le mouton » par Maurice GAUCHÉ, de l’École nationale vétérinaire d’ALFORT, donne pour la première fois, un tableau avec les valeurs physiologiques et les valeurs suspectes du cuivre chez le mouton.

 

1984 : « L’Intoxication par le cuivre chez les ovins », par G. LORGUE, Professeur de Toxicologie de l’École Nationale Vétérinaire de Lyon. Il reprend la thèse du Docteur GAUCHÉ avec ses valeurs. Ils proposent les seuils de toxicité du cuivre pour les moutons.

 

En 1996, au moment de la découverte de l’empoisonnement des sols de la ferme de Niederwyhl par des sels de cuivre, avec une mortalité inexpliquée de plusieurs centaines de moutons, le Professeur LORGUE, unique Professeur de Toxicologie vétérinaire à l’époque en France, a refusé de reconnaître leur intoxication au cuivre malgré le dépassement des normes, qu’il avait lui-même énoncées dans son étude de 1984, exigeant la présence d’un ictère.

Le déni du Professeur LORGUE nous a conduits à rechercher l’explication de la mortalité de nos moutons  auprès de l’École vétérinaire de Zürich en Suisse et de GIESSEN à Francfort en Allemagne, qui a confirmé l’intoxication chronique au cuivre des moutons, notifiée par un constat établi en 1997.

C’est ainsi que nous avons découvert la pratique des empoisonnements criminels aux sels de cuivre des moutons, sans la nécessité d’un ictère, à cause des pâtures qui par ailleurs étaient inégalement contaminées.

Sur des pâtures contaminées inégalement à la main, ou dans le cadre d’une alternance de pâtures contaminées et non contaminées,  tous les moutons n’aboutissent pas à l’ictère, certains meurent de cachexie, selon le Docteur GAUCHÉ et l'École vétérinaire allemande de GIESSEN.

 

En 1998, apparaît un double déni : celui de GROUPAMA Alsace et de la Mutualité Sociale Agricole d’Alsace (MSA) qui se refusent à reconnaître la preuve de l’empoisonnement de nos sols et de notre captage d’eau par des sels de cuivre, nous obligeant à entreprendre la démonstration de la toxicité des sels de cuivre alors que ces organismes devaient la connaître, du fait de leurs fonctions et de l’usage courant de ce toxique en agriculture.

 

En 1998, l’OMS énonce : « Les principales formes toxiques chez l'homme et l'animal sont les formes solubles du cuivre c'est-à-dire les sels du cuivre divalents II (acétate, carbonate, chlorure, hydroxyde, nitrate, oxyde, oxychlorure et sulfate…) »,page 20  cuivre et ses dérivés - Ineris

 

En 2000, « La « Banque de données sur la toxicité du sulfate de cuivre », éditée par la Bibliothèque Nationale américaine de Médecine, traduite à la demande du Juge d’Instruction en 2008, constitue la première compilation moderne et internationale sur les effets néfastes des sels de cuivre. Elle nous a été remise aimablement par André PICOT, Toxicochimiste éminent.

 

Au XXIe siècle, les articles sur la toxicité des sels de cuivre en général abondent.

2001 : Selon Jean-Luc PETIT dans la Revue Les quatre saisons du jardinage, février 2001, n° 12, un praticien d’arboriculture : « Tout cuivre or not tout cuivre » : « Le cuivre est fongicide et bactéricide, il agit par contact. Il n’est pas biodégradable. Il freine le développement végétal. Il brûle le pollen. Il s’accumule dans les premières couches du sol. Il devient toxique pour la micro- et macrofaune ». Tout cuivre - Ma passion du verger

 

2007 : FAO/AGL – IPNS – Glossaire de la gestion intégrée des éléments nutritifs : « Une concentration en cuivre largement excessive dans les tissus végétaux est nuisible au développement de la plante. Elle provoque une chlorose qui ressemble à une insuffisance en fer et entraîne une inhibition de croissance des racines. Le niveau de toxicité correspond à une concentration de 30 mg de Cu par kg de matière sèche » :FAO 23 mars 2007.

Le cuivre rapporté des sols contaminés de la ferme de Niederwyhl est compris entre 17,1 et 50 mg Cu /kg MS, alors que le cuivre des sols de la forêt domaniale de Masevaux voisine est compris entre 4 et 12,6 mg Cu / kg MS, juste à quelques mètres d’écart, derrière les bornes ! Selon les dosages de l’expertise judiciaire de 2004 !

 

2009 : « Le Cuivre, de par ses deux Espèces chimiques (Cu / Cu ++) est considéré comme un oligoélément essentiel et important (impliqué surtout dans les processus biochimiques oxydatifs). Mais, il peut, lorsqu’il est absorbé sous forme ionisée hydrosoluble en excès, constituer un Toxique puissant surtout pour le Foie, provoquant une Stéatose et enfin une Cirrhose », dans « La destinée du Cuivre dans l’Organisme humain entre Bénéfice –Risque », un document de synthèse réalisé par André PICOT, Toxicochimiste, le 3 octobre 2009 : http://www.atctoxicologie.fr/files/dossier_3__cuivre_0.pdf, page 34, en annexe.

 

2010 : « Le bio sauvé par l’industrie chimique » par le Docteur Jean-Louis THILLIER : « Le Cuivre reste un des piliers de la protection phytosanitaire en bio en France. Interdit aux Pays-Bas, menacé en Allemagne. Le cuivre n’est pas une substance anodine pour les mammifères et en particulier pour l’Homme », dans « Agriculture et environnement », 21 mars 2010. http://www.agriculture-environnement.fr/dossiers/agriculture-biologique-87/article/le-bio-sauve-par-l-industrie-chimique

 

2012 : Intoxication aux métaux lourds : le danger des métaux lourds et le lien avec les maladies contemporaines : Silver47 http://www.silver47.eu/metaux.html

 

2012 : http://atctoxicologie.free.fr/archi/bibli/FRTEC_SO4Cu.pdf

 « Le Cuivre est un cytotoxique pour l’Homme, pour les animaux et pour les végétaux * ».

 

2013 : « L’oxychlorure de cuivre n’est pas biodégradable et s’accumule dans les sols. Il a ainsi entraîné la stérilisation de 50.000 ha au Costa Rica ». Extraits wikipedia Pesticide.

 

2014 : « Gare à la toxicité du cuivre pour les écosystèmes » : http://www.gerbeaud.com/nature-environnement/bouillie-bordelaise-cuivre-toxicite-environnement,994.html.

 

2016 : En France, pour conserver l’usage des sels de cuivre, efficace pour traiter le mildiou des vignes et être en règle avec les recommandations européennes de faible dose, il est envisagé d’utiliser du cuivre micronisé, ce qui constituerait un risque inconnu, car précisément ce cuivre nanométrique doit pouvoir pénétrer dans les organismes… sans être arrêté par les barrières biologiques.

 

2016 : « Les canalisations en cuivre, un risque pour la santé? » : « Le cuivre ou le fer sont des éléments indispensables au développement et au fonctionnement physiologique de l’organisme, mais cela dans des niveaux acceptables. S’ils deviennent excessifs…, ils contribuent notamment à l’augmentation du taux de radicaux libres et par conséquent favorisent le vieillissement et accroissent les risques de maladies neuro-dégénératives. »http://www.santenutrition.net/les-canalisations-en-cuivre-risque-pour-la-sante/.

 

Concernant les seuils de toxicité et la reconnaissance de « la contamination » de la ferme Niederwyhl avec des sels de cuivre toxiques :

16 avril 2016 : « La Toxicité des Sels de Cuivre hydrosolubles divalents (Cu++), en quelques chiffres » : par André PICOT, Toxicochimiste et Jean-François NARBONNE, Toxicologue :

 

« Les sels de cuivre sont toxiques, persistants, accumulables et inhibiteurs de croissance. Ils se forment par attaque du cuivre métallique par un acide fort. »

Ø     Énoncé des seuils de toxicité des sels de cuivre à ne pas dépasser pour l’Homme et les animaux domestiques.       

Ø     « Ces seuils doivent faire partie des connaissances des médecins légistes ».

 

24 mars 2016 : Arrêt de la Chambre de l’Instruction près la Cour d’Appel de Colmar :

« La contamination du sol, de dépôts des canalisations et des eaux de la ferme de Niederwyhl provient d’un apport exogène de cuivre soluble, non présent dans le milieu à l’état naturel, dont la date peut être fixée avant mai 1987 soit avant l’installation de la famille SINGER à la ferme de Niederwyhl », reprenant les termes mêmes de l’expertise judiciaire collégiale de 2006.

 

« Il est établi que les troubles de santé présentés par les occupants de la ferme ont un lien de causalité avec cette exposition ». « Si on prend l’ensemble des symptômes, ils sont tous liés à une forme d’action toxique du cuivre », reprenant les termes des expertises judiciaires du Professeur YVON en 2011 et du Professeur NARBONNE en 2012.

 

 «  En conclusion, si le cuivre, sous ses formes ionisées, hydrosolubles est, à faible concentration, indispensable à la vie, son excès va déséquilibrer l’Organisme et peut entraîner chez l’Homme, diverses pathologies, touchant des cibles comme le foie (cirrhose), le sang (anémie), voire des troubles neurologiques, et en final une mort prématurée.

« La dose faisant le poison »,

le rapport Bénéfice Risque pour le cuivre nécessite d’être très vigilant » :         

André PICOT, Toxicochimiste du CNRS.