Anne Marie SINGER

          NIEDERWYHL

 68290 BOURBACH-LE-HAUT                             

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Bourbach, le 31 juillet 2021

 

Monsieur Bruno LE MAIRE

Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance

139, rue de Bercy

75012 PARIS

 

Objet :      Vente par la SAFER de la ferme de Niederwyhl, située à Bourbach Le Haut,

            intentionnellement empoisonnée par  des sels de cuivre toxiques et persistants,

              avant notre installation, selon l’expertise judiciaire chimique incontestée de 2004 :

 

Je vous prie de trouver ci-joint copie de ma lettre du 3 août 2021 adressée à Madame Barbara POMPILI, Ministre de la Transition écologique, sur le même sujet.

 

Monsieur le Ministre, 

 

-   Comme de par vos fonctions vous exercez la tutelle sur les SAFERS, j’ai l’honneur d’attirer votre attention sur une pratique moyenâgeuse encore en vogue dans nos campagnes en Alsace, à Bourbach Le Haut.

-   Il s’agit de la contamination délibérée de l’eau et des sols de la ferme de Niederwyhl située à Bourbach Le Haut, par des sels de cuivre toxiques et persistants avant que la SAFER D’ALSACE nous y installe en 1987 et nous la vende en 1990, selon une pratique ancestrale bien documentée : 1814 ORFILA, 1874 BRIAND et CHAUDÉ, 1902 BROUARDEL et BASTARACHE en 2000 : « le sulfate de cuivre est une arme populaire pour commettre des meurtres en France au 19e siècle » ! La SAFER est un vendeur professionnel et les méfaits du cuivre sont durables.   

-   Cette pratique semble dissimulée dans notre département. Pourtant, la toxicité et la persistance des sels de cuivre hydrosolubles est bien décrite en général, particulièrement par les arboriculteurs bio du sud-est mais ignorée en Alsace.

 

Les faits :

Pluriactive, ayant à Aspach Le Haut une SARL de vente de profilés en aluminium grecs de même que 15 ha en pleine propriété et 18 ha de terres en fermage avec 200 moutons en plaine pour les entretenir, nous avons décidé en 1987, ma mère et moi d’acheter la ferme de Niederwyh située en moyenne montagne, à Bourbach Le Haut, avec ses bâtiments et ses 32 ha de terres pour agrandir notre exploitation et développer une activité touristique qui en était à ses débuts.

 

Seulement les terres de cette nouvelle ferme se sont révélées stériles, nos plantations dépérissaient, 850 moutons en tout sont morts. Nos activités agricoles et touristiques ont périclité.

 

Nous avons mis près de 10 ans pour découvrir que le cuivre était à l’origine de nos problèmes et encore près de 20 ans pour le prouver, en faisant faire de façon incontestable nos analyses par le Laboratoire départemental d’analyses de la Drôme et en consultant les universités de Strasbourg, puis de Bâle, l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), les universités, de Nancy et de Paris et enfin André PICOT, toxicochimiste éminent et incontesté avec Jean-François NARBONNE, Toxicologue - Nutritionniste. Grâce à un accompagnement médical constant depuis 2003 nous survivons difficilement, avec de lourdes séquelles métaboliques et articulaires.

 

Il s’avère finalement que la SAFER d’ALSACE nous a installé et vendu la ferme de Niederwyhl dont l’eau et les sols avaient été contaminés avant notre installation par un pesticide à base de sels de cuivre toxiques et persistants, donc encore actifs. Ceci a été reconnu par la Chambre de l’Instruction de la Cour d’Appel de Colmar en 2016 et en 2017, sans indemnisation et sans auteurs désignés.

 

Une victime d'une pratique semblable nous a révélé ce secret terrifiant dont lui aussi avait été victime par le passé. Conseillés par de nombreux scientifiques éminents, issus de plusieurs universités nous avons découvert, compris et prouvé qu’empoisonner avec des sels de cuivre était bien une pratique, une « mode » au 19e siècle à visée immobilière ou successorale, dissimulée depuis lors, mais manifestement encore utilisée de nos jours !

 

La SAFER d’Alsace qui nous a vendu cette ferme a utilisé tous ses avantages pour nous éconduire. Une action pour vice caché au civil n’a pas abouti, la SAFER D’ALSACE faisant mine d’ignorer la toxicité des sels de cuivre. Une instruction au pénal n’a pas non plus abouti, le Parquet ayant du mal à comprendre notre situation. Les auteurs bien que suspectés n’ont jamais été inquiétés, ce qui veut dire, Monsieur le Ministre, qu’en France on peut nuire ou tuer son prochain avec des sels de cuivre hydrosolubles sans être inquiété.

 

Nos préjudices sont élevés :

-   rupture de l’équilibre familial par le départ de mon fils et le décès prématuré de ma mère,

-   pertes d’exploitation agricoles par la mort de 850 moutons intoxiqués au cuivre, terres stériles et dépérissement de nos plantations, perte d’exploitation de plus de 2 000 ha et pertes d'exploitation touristiques,

-  conservation d’un collaborateur pour maintenir en activité relative la ferme,

-  problèmes de santé dus à notre intoxication chronique au cuivre et maintenant mes problèmes articulaires, etc.,

-    lutte sans fin contre des administrations sourdes, aveugles et muettes.

 

J’ai fait un travail de recherche et de preuves de notre empoisonnement pour que de telles pratiques soient punies mais cela n’en prend pas le chemin pour l’instant. Dans ces campagnes isolées, on se heurte encore à la haine, à la jalousie et à la complicité.

 

Comme je vous ai entendu parler il y a quelques heures sur France Inter de dialogue et de relance, je compte m’inscrire dans votre schéma.

  • Notre combat contre la SAFER qui nous a vendu un bien dont l’eau et les sols sont encore contaminés par des sels de cuivre toxiques et persistants doit aboutir à l’indemnisation des dommages des habitants de la ferme de Niederwyhl, de tous nos préjudices physiques moraux, psychologiques et matériels dans les meilleurs délais, avec un acompte conséquent puisque nous sommes malades et sans ressources.

 

  • Les pertes d’exploitations de nos terres en propriété et des terres louées portent sur plus de 2 000 ha. Je demande, comme une des compensations, l’attribution à notre famille de la forêt domaniale de Masevaux, de 684 ha de friches mâtures, puisque ses forestiers, en famille avec les anciens gardiens de la ferme, ont participé à nous harceler impunément dès notre venue.

 

  • Je compte y ouvrir ces espaces au public pour des week-ends santé  en créant un jardin inédit, ouvert toute l’année à un public national et international, sur le modèle du jardin SELEGER MOOR de Rafferswill près de Zürich qui s’est spécialisé en azalées et rhododendrons. Nous introduirions d’autres plantes attractives et spéciales avec les conseils d’anciens pépiniéristes.

 

Pour l’instant nous sommes dans l’attente d’une décision judiciaire qui doit intervenir à la fin du mois d’août puisque nous avons assigné la SAFER en indemnisation du dommage qu’elle nous effectivement causé en nous vendant un bien contaminé par un poison toxique et persistant, si persistant que dans 1 000 ans on pourrait refaire l’enquête… Mon Avocat est Maître Marc BOURGHART du Barreau de Mulhouse, spécialisé en environnement.

 

Votre tutelle sur les SAFERS à fins de « protéger l’environnement, les paysages et les ressources naturelles » implique de nous protéger contre les dérives de ceux qui se cachent derrière la SAFER locale pour empoisonner et d’organiser le dialogue autour de solutions en vue de relancer les activités agricoles, touristiques et scientifiques de la ferme de Niederwyhl parce que nous souhaitons par ailleurs, avec les Scientifiques qui ont participé à la compréhension de cette affaire, créer une Fondation internationale pour la Toxicochimie et l’Écotoxicochimie, qui se trouverait bien située, au centre de l’Europe.

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de toute ma considération.

 

Anne Marie SINGER

 

Copie à :

 

Madame Barbara POMPILI, Ministre de la Transition écologique,

 

Monsieur Gabriel ATTAL, Secrétaire d’État auprès du Premier Ministre, Porte-parole du Gouvernement.