Objet : Les sels de cuivre tuent encore en Alsace et certainement ailleurs aussi.

Monsieur le Premier Ministre,

Les sels de cuivre, particulièrement le sulfate de cuivre est « une arme populaire pour commettre des meurtres en France au 19e siècle », selon BASTARACHE, médecin du Travail et de l’Environnement à Québec au Canada en l'an 2 000, (1.) Cette méthode aurait-elle été cachée depuis lors ?

Des recherches à la Bibliothèque Nationale de France (BNF) ont permis au journaliste Guillaume MALAURIE de découvrir une bibliographie nourrie sur les empoisonnements criminels avec sels de cuivre en France au 19e siècle. Le premier texte du Doyen ORFILA de la Faculté de Médecine de Paris de 1814 sur ce sujet est explicite : « on peut dire que l’empoisonnement par des préparations cuivreuses est un des plus communs et des plus importants à connaître »(2).

D’autres textes ont suivi, celui de BRIAND et CHAUDÉ en 1874 : « les sels de cuivre sont des poisons violents » et en 1902 : « les sels de cuivre, une mode dans les procédés d’empoisonnement », par BROUARDEL, Doyen de la Faculté de Médecine de Paris (3).

Concernant cette pratique de l’empoisonnement avec des sels de cuivre, nous avons pu remonter jusqu'à l’Égypte ancienne et nous avons terminé avec l’absinthe frelatée aux sels de cuivre du 19e siècle français. En interdisant l’absinthe en 1914, l’État français pensait en avoir fini définitivement avec les empoisonnements aux sels de cuivre, sauf que des cupides ont voulu ressusciter cette pratique à nos dépens et nous imposer la tenaille du poison avec les calomnies.

Prouver les faits était la partie « facile », maintenant il faut arriver à être indemnisés par la SAFER Grand Est, ce qui dans un pays où la Justice est juste, ne pose en principe pas de problème. Il est à noter que le Tribunal de Mulhouse ne s’est pas illustré par ses jugements indépendants, il semble avoir pris jusqu’à présent fait et cause pour la SAFER à notre détriment.

C’est pourquoi je m’adresse à notre Premier Ministre, qui connaît bien l’ALSACE pour avoir été Président de la Chambre régionale des comptes d’Alsace de 2001 à 2004.

Des journalistes m’ont indiqué qu’il existe d’autres cas d'empoisonnements avec des sels de cuivre dans les Pyrénées, dans le massif central, en Savoie et bien sûr dans le Berry, dans une affaire relatée par le FIGARO MAGAZINE (4) de janvier 1999, lorsqu’un Vétérinaire de Maisons ALFORT a pris sa retraite dans sa ferme d’origine et a voulu élever quelques moutons. Ceux-ci dépérissaient sans en trouver la cause. Moqué par les « rustauds » du coin, il finit par devenir fou. C’est à cette fin tragique que nous avons échappé.

J’avais un avantage sur lui, j’avais déjà des résultats de dosages positifs au cuivre (5), je n’avais pas encore tout compris, mais j’avais la certitude d’approcher de la vérité et j’étais déterminée à comprendre ce qui nous était arrivé : pour survivre, pour être indemnisés, pour mettre en évidence ceux qui ont participé à notre empoisonnement et faire en sorte que ces jeux macabres de nos campagnes profondes ne puissent être perpétrés à nouveau impunément et pour remercier les nombreux Scientifiques de nombreuses universités : Bâle, Lausanne, Francfort, Strasbourg, Nancy, Bordeaux, Paris, qui ont bien voulu étudier notre cas. Les empoisonnements aux sels de cuivre sont maintenant démontrables puisque le cuivre est persistant, donc dans 1 000 ans, l’enquête pourra être refaite.

Dorénavant, que nos préjudices soient réparés rapidement !     Je laisse le soin à Maître Marc BOURGHART de présenter notre facture de l'intégralité de nos préjudices corporels, moraux et matériels à la SAFER Grand EST concernant nos sources à recapter, nos sols à décontaminer, nos arbres dangereux près des maisons à couper, nos plantations à refaire, nos toits percés à réparer, nos bâtiments menaçant ruine à réhabiliter, nos terres définitivement stériles, nos friches, nos pertes multiples, nos problèmes de santé, nos pertes d'exploitation et nos manques à produire… etc.    Je vous prie de prendre connaissance du 47ecertificat médical d’Incapacité Totale de Travail pour moi-même, Anne Marie SINGER (SI) et pour M. Frédéric ILTIS (IL) (6), établis sur la base de données biologiques précises, les autorités locales n’y comprenant rien, donc se contentant d’ironiser.

A ce propos, le responsable de la suspension si préjudiciable de notre couverture médicale de 2003 à 2007 par la Mutualité Sociale Agricole d’Alsace est M. André WELKER, forestier, habitant Bourbach Le Haut, Délégué cantonal de la MSAA, prétendant en décembre 2012 que j’étais « une emmerdeuse », me mettant à dos les autorités et les villageois. M. WELKER était membre du Conseil municipal, sa fille aussi, ils ont réussi à obtenir par un contrat avantageux la location de la ferme-auberge des Buissonnets de la part de M. Joël MANSUY, Maire de Bourbach Le Haut. M. WELKER était  forestier ONF, ami de la famille WEISS, il venait régulièrement à la ferme de Niederwyhl avant notre venue. Il a colporté des calomnies jusque dans les PV d’audition de 2004, en prétendant que les habitants de notre village d’origine ont sorti les drapeaux bleu blanc rouge lorsque ma mère est partie..., calomnie ridicule qui a fait bondir M. André NUNINGER, l’ancien Maire de notre village, etc. …

J’avoue que ce concentré de 30 ans de lutte contre des empoisonneurs rusés et médisants apparaît aujourd’hui au désavantage de la SAFER à qui il incombe de réparer immédiatement la totalité de nos préjudices, les multiples laisser faire devant dissimuler  le dépôt de poison sous forme de sels de cuivre. 

Je vous prie de trouver ci-joint copie des courriers que j’ai adressé à Madame Barbara POMPILI (7), Ministre de la Transition écologique, à Monsieur Gérald DARMANIN, Ministre de l’Intérieur (8) et à Monsieur Olivier VÉRAN, Ministre des Solidarités et de la Santé (9).

Avec les Scientifiques qui ont accepté de travailler sur la toxicité des sels de cuivre, en particulier avec André PICOT, Toxicochimiste éminent qui a écrit le 31 août la préface de mon livre futur (10), nous souhaitons créer une Fondation Internationale pour la Toxicochimie et l’Écotoxicochimie pour participer à résoudre quelques problèmes de Chimie et à accueillir en résidences des chercheurs en environnement de toutes nationalités.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre,l’assurance de mon plus profond respect.

Anne Marie SINGER

Pièces jointes :

-  1.  BASTARACHE

-   2. ORFILA

-   3.  BROUARDEL

-   4. FIGARO MAGAZINE 1999 : « l’œil du sorcier » :  L’empoisonnement avec des sels de cuivre ne se passe pas dans « l’œil du sorcier »... mais avec « la main du sorcier ».

-   5. « toxicité avérée » au cuivre

-   6.  47e certificat médical SINGER/ILTIS

-   7. copie lettre à Madame Barbara POMPILI, Ministre de la Transition écologique

-   8. copie lettre à Monsieur Gérald DARMANIN, Ministre de l’Intérieur

-   9. copie lettre à Monsieur Olivier VÉRAN, Ministre des Solidarités et de la Santé

-   10. Préface d’André PICOT, Toxicochimiste, 31 août 2021