par Anne Marie SINGER,

Propriétaire de la ferme de Niederwyhl en Alsace,

empoisonnée délibérément avec des Sels de cuivre hydrosolubles toxiques et non biodégradables

avant l’installation de notre famille en 1987 dans cette ferme par la SAFER D’ALSACE,

selon une pratique criminelle ancestrale, occultée, dissimulée.

Diplômée en droit public de la faculté de droit de Strasbourg,

Diplômée en lettres des Universités de Strasbourg et de Nanterre,

Membre fondateur de l’Association « Parcs et Jardins d’Alsace ».

 

Préfacé par André PICOT, Toxicochimiste : Préface

 

L’impunité est en général le fantasme de tout empoisonneur. Malheureusement pour lui, les substances utilisées laissent la plupart du temps des traces et ont souvent  des conséquences plus graves qu’escomptées.

 

C’est cette hécatombe inexplicable et inexpliquée des 850 moutons de la ferme de Niederwyhl située à Bourbach-le-Haut en Alsace, ses sols volcaniques devenus stériles et les graves problèmes de santé des habitants de cette ferme qui ont permis de mettre en lumière, au prix d’innombrables difficultés, la stratégie des empoisonneurs aux Sels de cuivre hydrosolubles qui, en 1987, au moment de l’installation de la famille SINGER, convoitaient cette ferme bien située.

 

Dix sept ans après, en 2004, la première expertise chimique judiciaire de M. Jean-Pierre CASTILLO, Directeur du Laboratoire départemental de la Drôme, a mis en évidence et dosé les différentes substances toxiques adsorbées sur un morceau de PVC provenant d’une bouteille enterrée en amont du captage d’eau privé de la ferme de Niederwyhl, dont il fallait bien connaître l’emplacement.

 

Cette expertise a également révélé que du Cuivre toxique sous forme hydrosoluble s’était déposé sur les parois des conduites d’eau alimentant la ferme, à partir d’une arrivée d’eau, à l’orée des bois de la propriété.

 

Au fil du temps ce poison s’est resolubilisé et s’est fixé sur les parois des conduites d’eau. C’est ainsi qu’il a pu être caractérisé, dosé et le moment de son dépôt déterminé avec précision.

 

Cette mise en évidence très pertinente, sera essentielle pour la suite de l’enquête, qui sera une véritable course d’obstacles qui va encore durer plus d’une décennie, puisqu’à l’époque, la toxicité des Sels de cuivre était soit ignorée, soit occultée, laissant le champ libre aux empoisonneurs depuis des siècles !

 

Les Sels de cuivre étaient doublement intouchables, parce qu’ils servaient de poison depuis l’antiquité et parce qu’ils étaient devenus depuis la fin du 19e siècle, la panacée de la lutte essentiellement contre le mildiou des vignes.

 L’identification du toxique utilisé aurait pu être faite plus rapidement… mais une sorte de paralysie s’était emparée des différents enquêteurs, à la suite des révélations le 10  avril 1996 d’une victime de la même technique, confirmée le 10 mai 1996 par le Laboratoire départemental d’analyses de la Drôme : « toxicité avérée sur deux prélèvements ».

 

En fait, il pouvait s’agir, selon les analyses chimiques réalisées en 2004 sur le fragment de plastique PVC et dans les dépôts sur les parois des conduites d’eau de la ferme, d’un produit de traitement de vigne contre le mildiou à base de Sels de cuivre hydrosolubles.

 

Malgré les sarcasmes orchestrés, heureusement de nombreuses expertises judiciaires concordantes et cohérentes, en particulier l’expertise judiciaire collégiale de 2006 dont la synthèse a été faite par Alain LUGNIER, professeur de Toxicologie à l’Université de Strasbourg et les expertises judiciaires géochimiques de 2011 de Jacques YVON, professeur de Minéralogie appliquée à l’Université de Nancy, n’ont cessé d’apporter des précisions essentielles sur les effets toxiques des Sels de cuivre, ainsi que leur persistance et leur accumulation dans les sols, les rendant à la longue stériles.

 

À partir de 2007, l’Association Toxicologie – Chimie (ATC, Paris), suite à une demande d’Anne Marie SINGER, s’est intéressée à cette étrange intoxication aux Sels cuivriques, qui correspond en effet à une méthode d’empoisonnement usuelle de nos campagnes françaises depuis des siècles, mais qui semblait depuis plusieurs décennies, tombée dans l’oubli.

 

Notre suspicion initiale d’un empoisonnement à long terme par un Sel de cuivre hydrosoluble s’est avérée exacte, suite à l’audition en 2011 par Monsieur le Juge d’Instruction de Bertrand DEBRET, directeur du Service Agriculture durable et Communication de la Société BASF, qui a émis l’hypothèse qu’il pourrait s’agir de l’AVISO CUP de BASF, un produit à base de Sels cuivriques.

 

Finalement le produit responsable des intoxications globales de la ferme a enfin été identifié définitivement en 2016 par le vendeur professionnel local de produits phytosanitaires pour la viticulture, ALSACE APPRO, comme étant effectivement l’AVISO CUP de BASF, « le premier et seul produit de traitement de vignes pour lutter contre le mildiou, à base de Sels de cuivre hydrosolubles, de Zinc et de dithiocarbamates, en vente en Alsace depuis le 1er décembre 1983, date de sa première autorisation de mise sur le marché ».

 

En tant que toxicochimistes, selon notre stratégie, nous avons effectué une recherche bibliographique approfondie sur la toxicité des Composés du Cuivre… la littérature américaine étant particulièrement importante.

 

On savait que le Cuivre, sous forme ionisée hydrosoluble (Cu+ et Cu++) est un oligoélément essentiel, qui le plus souvent agit en association avec son proche cousin le Fer (Fe++ et Fe+++).

 

Par contre, le Cuivre sous sa forme hydrosoluble en excès et à long terme, devient un toxique redoutable, s’accumulant de façon privilégiée dans le foie, qu’il détruit progressivement.

 

À partir de ces données, nous avons réalisé une synthèse, compréhensible pour les non scientifiques… ce qui pouvait être très utile aux victimes, à leurs défenseurs et à la Justice.

 

Grâce à l’aide de l’historien Guillaume MALAURIE, nous avons redécouvert la pratique des empoisonnements criminels et accidentels du 19e siècle, aux Sels de cuivre hydrosolubles. Puis, un étrange silence s’est installé… une omerta soigneusement entretenue.

 

De par sa grande ténacité et surtout par son courage, Anne Marie SINGER a réussi à soulever ce voile qui, encore récemment, entourait les empoisonnements par certains Sels de cuivre hydrosolubles.

 

La contamination volontaire de la ferme de Niederwyhl par des Sels de cuivre hydrosolubles, toxiques et persistants avant l’installation par la SAFER D’ALSACE de la famille SINGER en 1987 dans cette ferme, a été définitivement reconnue le 6 juillet 2017 par la Chambre de l’Instruction de la Cour d’Appel de Colmar, présidée par Mme Frédérique JOVET, en ces termes :

 

« - la contamination du sol, des dépôts des canalisations et des eaux de la ferme de Niederwyhl provient d'un apport exogène de Cuivre soluble (communément appelés Sels de cuivre), non présent dans le milieu à l'état naturel, dont la date peut être fixée avant mai 1987 soit avant l'installation de la famille SINGER à la ferme de Niederwyhl, » (sans en préciser les conséquences),

 

« - Mme Marie-Jeanne SINGER (la mère d’Anne Marie Singer) a été exposée au Cuivre et les troubles de santé présentés par les occupants de la ferme ont un lien de causalité avec cette exposition », (sans préciser lesquels),

 

  et… ceci en particulier grâce à l’efficacité de Maître Marie-Odile Bertella-Geffroy de Paris.

 

Les pertes de dents des habitants de la ferme de Niederwyhl, leur stéatose à tous, ainsi que les résultats des dosages sanguins récents et alarmants d’Anne Marie SINGER et de Frédéric ILTIS, particulièrement leur augmentation de la Céruléoplasmine plasmatique, l’une des Protéines enzymatiques qui est un des transporteurs principaux du Cuivre dans le sang, témoigne le 14 octobre 2019 de leur intoxication à long terme au Cuivre, selon le professeur Alain LUGNIER, ex-Assistant à la Faculté de Médecine de Strasbourg, ex-Professeur agrégé de Toxicologie à la Faculté de Pharmacie de Strasbourg, ex-Expert Toxicologue près la Cour d'appel de Colmar, Cofondateur en 1981 de la société Codgène d'empreintes génétiques. De ce fait, leurs problèmes de santé vont aller en s’aggravant, malgré l’achat de leur eau de boisson journalière, malgré leur accompagnement médical constant depuis 2003 et ceci, tant que le captage d’eau et les sols  de la ferme resteront « contaminés avec des Sels de cuivre hydrosolubles, toxiques et persistants, malheureusement non biodégradables » :

 

Depuis sa reconstruction en 1642, la Ferme de Niederwyhl a accueilli des troupeaux entiers de vaches et de moutons. Ses sols ont été rendus maintenant définitivement stériles par l’épandage malveillant de Cuivre. Sachez toutefois que ces sols sont dorénavant très favorables à l’élevage de chevaux pour lesquels le Cuivre est absolument nécessaire. Voici le taux de Cuivre nécessaire dans l’alimentation des animaux domestiques :                   

800 mg de Cuivre par kg de Matière Sèche pour les chevaux

30 mg de Cuivre par kg de Matière Sèche pour les bovins.

15 mg de Cuivre par kg de Matière Sèche pour les moutons et les chèvres.

 

A signaler que selon l’expertise judiciaire chimique du 21 avril 2004, les terres de la forêt domaniale voisine de la ferme de Niederwyhl présentent une moyenne de 9,3 mg Cu/kg MS alors que les prés de la ferme à 20 mères d’écart, juste derrière les bornes, présentent une moyenne de 24,15 mg Cu/kg MS, que le potager de la ferme a été dosé à 41 mg Cu/kg MS toujours selon les résultats de l’expertise chimique du 2 mars 2004.

 

Monsieur le Maire de notre village a émis l’hypothèse de l’existence de résidus de Cuivre dus au traitement dans le passé des pommes de terre contre le mildiou ou comme désherbant… mais des photos anciennes révèlent des élevages de moutons bien vivants sur ces sols !

 

Selon le dernier état du VIDAL (dictionnaire médical français) de 2014, la dose de Cuivre recommandée pour l’Homme par jour est comprise entre 1,5 à 3 mg. Le « 66 mg de Cuivre » ingéré par jour par les habitants de la ferme selon l’expertise médico-légale du Docteur KOLOPP était donc un résultat particulièrement… surprenant.

 

La décontamination du captage et des conduites d’eau ne doit en principe pas poser de problèmes, il suffit de… refaire les installations de captage et d’adduction d’eau ! Concernant les sols, le Cuivre les a rendus définitivement stériles !

 

Comme le Cuivre s’accumule dans les premières couches du sol et n’est pas biodégradable ce qui est la caractéristique de tous les éléments minéraux, ceci confirmé par M. Jean-Luc PETIT, Consultant en agriculture biologique et biodynamique dans les Hautes-Alpes, on peut penser qu’il devrait être possible de neutraliser l’action néfaste du Cuivre dans le sol par la formation d’un complexe organo-métallique.

 

Il nous reste à émettre un vœu : que la ferme de Niederwyhl et ses magnifiques forêts vosgiennes qui l’entourent retrouvent la sérénité et une prospérité amplement méritées… suite au combat sans relâche d’Anne Marie SINGER, contre ces pratiques locales d'empoisonnements criminels aux Sels de cuivre hydrosolubles, toxiques, persistants et non biodégradables, bien dissimulées, bien occultées, aidée de son fidèle collaborateur  Frédéric ILTIS… mais aussi de ses Médecins, de sa famille, de ses amis, de ses Avocats et de ces nombreux Scientifiques, eux par qui la vérité est apparue.

 

Selon le professeur Frédéric LIOTÉ de l’Hôpital Lariboisière de Paris, Anne-Marie SINGER souffre maintenant de problèmes ostéoarticulaires dus à la « toxicité directe du Cuivre ».

 

Ni nos Élus locaux, ni nos autorités départementales agricoles et forestières, ni les Experts légistes n’ont réussi ou pu, pendant ces décennies de lutte des victimes contre le poison-cuivre, prendre  en compte la situation préoccupante des habitants de la ferme de Niederwyhl, celle de leurs animaux ainsi que de leurs plantations, agressés par ces Sels de cuivre hydrosolubles toxiques, persistants et non biodégradables.

 

Les conséquences de la contamination par du Cuivre hydrosoluble du sol et des eaux de la ferme de Niederwyhl ainsi que « les troubles de santé de ses occupants » dus à leur exposition au Cuivre hydrosoluble toxique, persistant et non biodégradable, déposé avant leur installation, sont maintenant démontrés.

 

Que la SAFER GRAND EST (anciennement SAFER D'ALSACE) et la JUSTICE assument rapidement et définitivement leur responsabilités.

 

Chevreuse, le 26 février 2022,

 

André PICOT,

 

Directeur de Recherche honoraire du CNRS

 

Expert français honoraire auprès de l’Union Européenne pour la Fixation des Normes des Produits chimiques en Milieu de Travail, Commission SCOEL, Luxembourg (1992 - 2004).

 

Président de l’Association Toxicologie-Chimie (ATC) Paris, www.atctoxicologie.fr/.