Comment nous avons participé à briser le secret de

l’empoisonnement criminel ancestral

avec des Sels de cuivre hydrosolubles, toxiques et… persistants :

 

un livre essentiel pour comprendre la toxicité des Sels de cuivre hydrosolubles, toxiques, persistants donc non biodégradables. 

 

par Anne Marie SINGER, 

Propriétaire de la ferme de Niederwyhl en Alsace, empoisonnée délibérément

avec des Sels de cuivre hydrosolubles toxiques, persistants donc non biodégradables,

selon une pratique criminelle, ancestrale, occultée et dissimulée,

avant l’installation de notre famille en 1987 dans cette ferme par la SAFER D’ALSACE.

 

Diplômée en droit public de la faculté de droit de Strasbourg,

Diplômée en lettres des Universités de Strasbourg et de Nanterre,

Membre fondateur de l’Association « Parcs et Jardins d’Alsace ».

 

 

« Le lièvre est levé » : 

www.expressio.fr/expressions/lever-soulever-un-lièvre :

Origine de cette expression : « s’apercevoir de quelque chose avant les autres. »

    En allemand : « ein heikles Théma » :                          aborder un sujet délicat

En italien : « sollevare une questione spinosa » : soulever une question épineuse. 

Cette expression date du milieu du XVIIe siècle. Elle est empruntée à la chasse.

 

Pour notre part, nous avons découvert et démontré

la pratique des empoisonnements criminels

avec des Sels de cuivre depuis l’antiquité

jusqu’à  l’empoisonnement de la ferme de Niederwyhl,

pratique adroitement dissimulée dans notre milieu rural :

 un livre est en préparation avec toutes les données de l'enquête.

 

Préface

d’André PICOT, Toxicochimiste.

 

L’impunité est en général le fantasme de tout empoisonneur méticuleux. Malheureusement pour lui, les substances utilisées laissent la plupart du temps des traces qui ont souvent  des conséquences plus graves qu’escomptées… car la Science est en perpétuelle progression !

 

C’est cette hécatombe inexplicable et inexpliquée des 850 moutons empoisonnés de la ferme de Niederwyhl située à Bourbach-le-Haut en Alsace, précédée de l’empoisonnement du chien des nouveaux arrivants le jour du départ des anciens gardiens de la ferme, ses sols volcaniques devenus stériles et les graves problèmes de santé des habitants de cette ferme, qui ont permis de mettre en lumière, au prix d’innombrables difficultés, la stratégie des empoisonneurs aux Sels de cuivre hydrosolubles qui, en 1987, au moment de l’installation de la famille SINGER, convoitaient cette ferme admirablement bien située à l’orée de la Forêt vosgienne.

 

Dix sept ans après, en 2004, la première expertise chimique judiciaire de M. Jean-Pierre CASTILLO, Directeur du Laboratoire départemental d’analyses de la Drôme, a mis en évidence et dosé les différentes substances toxiques adsorbées sur un morceau de PVC provenant d’une bouteille enterrée en amont du captage d’eau privé de la ferme de Niederwyhl, lieu dont il fallait bien connaître l’emplacement pour agir avec autant de précision.

 

Cette expertise a également révélé que du Cuivre toxique sous forme hydrosoluble s’était déposé sur les parois des conduites d’eau alimentant la ferme, à partir de l’arrivée d’eau naturelle d’une source située en amont.

 

Au fil du temps ce poison s’est resolubilisé et s’est fixé sur les parois des conduites d’eau. C’est ainsi qu’il a pu être caractérisé, dosé et le moment de son dépôt déterminé avec précision.

 

Cette mise en évidence très pertinente, sera essentielle pour la suite de l’enquête, qui sera une véritable course d’obstacles qui va encore durer plus d’une décennie, car à l’époque, la toxicité des Sels de cuivre était soit ignorée, soit occultée, laissant depuis des siècles, le champ libre aux empoisonneurs !  

 

Les Sels de cuivre étaient doublement intouchables, parce qu’ils servaient de poison depuis l’antiquité et parce qu’ils étaient devenus depuis la fin du 19e siècle, la panacée de la lutte essentiellement contre le mildiou des vignes.

 

Finalement, le 10 avril 1996, M. PARGUEY, Président d’un Groupement d’élevage ovin de Haute Saône a demandé à Anne Marie SINGER de lui décrire par téléphone comment mouraient les moutons de la ferme de Niederwyhl. Alors cela lui a rappelé ce que lui-même avait subi, victime du même procédé, à savoir « un empoisonnement aux Sels de cuivre ». Il a conclu : « vous n’arriverez jamais à le prouver, personne n’y est jamais arrivé ». Il suffisait alors de vérifier si du Cuivre avait bien été  déposé « exprès » sur les sols de la ferme pour empoisonner les moutons.

 

Un acte de vandalisme totalement interdit a mis Anne Marie SINGER sur la voie d’une pollution de ses prés. Ainsi des chasseurs malveillants avaient déposé du maïs à un endroit bien précis du pré où broutaient ses moutons et ceci pour attirer les sangliers qui en ont profité pour ravager la pâture. Alors, Anne Marie SINGER a effectué deux prélèvements pour analyse chimique par le Laboratoire départemental d’analyses de la Drôme et le premier étant à l’endroit bien précis du sol retourné. L’autre prélèvement a été effectué sur le foie d’un mouton décédé après avoir brouté dans cette pâture. Les résultats apportés par le Laboratoire de la Drôme le 10 mai 1996 sont sans appel : « toxicité avérée  au Cuivre sur deux prélèvements », l’un d’herbe, l’autre d’un foie de mouton ». 

 

Quant au toxique, il pouvait s’agir, selon les analyses chimiques réalisées en 2004 sur le fragment de plastique PVC et dans les dépôts des conduites d’eau de la ferme, d’un produit de traitement de vigne contre le mildiou à base de Sels de cuivre hydrosolubles.

 

Malgré les sarcasmes orchestrés, il y eut heureusement de nombreuses expertises judiciaires concordantes et cohérentes, en particulier l’expertise judiciaire collégiale de 2006 dont la synthèse a été faite par Alain LUGNIER, professeur de Toxicologie à l’Université de Strasbourg. Par ailleurs les expertises judiciaires géochimiques de 2011 de Jacques YVON, professeur de Minéralogie appliquée à l’Université de Nancy, n’ont cessé d’apporter des précisions essentielles sur les effets toxiques des Sels de cuivre, ainsi que leur persistance et leur accumulation dans les sols, les rendant à la longue stériles.

 

À partir de 2007, l’Association Toxicologie – Chimie (ATC, Paris), spécialisée dans la « traque » de produits chimiques, suite à une demande d’Anne Marie SINGER, s’est intéressée à cette étrange intoxication aux Sels cuivriques, qui correspond en effet à une méthode d’empoisonnement usuelle de nos campagnes françaises depuis des siècles, mais qui semblait, fait étrange, depuis plusieurs décennies, tombée dans l’oubli.

 

Notre suspicion initiale d’un empoisonnement à long terme par un Sel de cuivre hydrosoluble s’est avérée exacte, suite à l’audition en 2011 par Monsieur le Juge d’Instruction de Bertrand DEBRET, directeur du Service Agriculture durable et Communication de la Société allemande BASF, qui a émis l’hypothèse qu’il pourrait s’agir de l’AVISO CUP de BASF, un produit à base de Sels cuivriques.

 

Finalement le produit responsable des intoxications globales de la ferme a enfin été identifié définitivement en 2016 par le vendeur professionnel local de produits phytosanitaires pour la viticulture, ALSACE APPRO, comme étant effectivement l’AVISO CUP de BASF, « le premier et seul produit de traitement de vignes pour lutter contre le mildiou, à base de Sels de cuivre hydrosolubles, de Zinc et de Dithiocarbamates, en vente en Alsace depuis le 1er décembre 1983, date de sa première autorisation de mise sur le marché ».

 

En tant que toxicochimistes, selon notre stratégie, nous avons effectué une recherche bibliographique approfondie sur la toxicité des Composés du Cuivre… la littérature américaine étant particulièrement importante.

 

On savait que le Cuivre, sous forme ionisée hydrosoluble (Cu+ et Cu++) est un oligoélément essentiel, qui le plus souvent agit en association avec son proche cousin le Fer (Fe++ et Fe+++), en particulier dans la biosynthèse de l’Hémoglobine, notre pigment sanguin, transporteur du Dioxygène (O2).

 

Par contre, le Cuivre sous sa forme hydrosoluble en excès et à long terme, devient un toxique redoutable, s’accumulant de façon privilégiée dans le foie, qu’il détruit progressivement.

 

À partir de ces données, nous avons réalisé une synthèse, accessible pour les non scientifiques… ce qui pouvait être très utile aux victimes, à leurs défenseurs, à la Justice… peut-être même à la Science ?

 

Grâce à l’aide de l’historien Guillaume MALAURIE, nous avons redécouvert la pratique des empoisonnements criminels et accidentels du 19e siècle, aux Sels de cuivre hydrosolubles. Puis, un étrange silence s’est installé… une omerta soigneusement entretenue.

 

De par sa grande ténacité et surtout par son courage, Anne Marie SINGER a réussi à soulever ce voile qui, encore récemment, entourait les empoisonnements par certains Sels de cuivre hydrosolubles.

 

La contamination volontaire de la ferme de Niederwyhl par des Sels de cuivre hydrosolubles, toxiques et persistants avant l’installation par la SAFER D’ALSACE de la famille SINGER en 1987 dans cette ferme, a été définitivement reconnue le 6 juillet 2017 par la Chambre de l’Instruction de la Cour d’Appel de Colmar, présidée par Mme Frédérique JOVET, en ces termes :

« - la contamination du sol, des dépôts des canalisations et des eaux de la ferme de Niederwyhl provient d'un apport exogène de Cuivre soluble (communément appelés Sels de cuivre), non présent dans le milieu à l'état naturel, dont la date peut être fixée avant mai 1987 soit avant l'installation de la famille SINGER à la ferme de Niederwyhl, » (sans en préciser les conséquences tant pour les populations que pour leur environnement),

« - Mme Marie-Jeanne SINGER (la mère d’Anne Marie Singer) a été exposée au Cuivre et les troubles de santé présentés par les occupants de la ferme ont un lien de causalité avec cette exposition », (sans préciser lesquels)

« -  L'information n'a pas permis d'identifier le ou les auteurs de la contamination du sol, des dépôts des canalisations et des eaux de la ferme de Niederwyhl par le Cuivre »,

 

 et… ceci en particulier grâce au plaidoyer très efficace de Maître Marie-Odile Bertella-Geffroy du Barreau de Paris.

 

Les pertes de dents des habitants de la ferme de Niederwyhl, leur stéatose (accumulation de lipides dans les cellules hépatiques) à tous, ainsi que les résultats des dosages sanguins récents et alarmants d’Anne Marie SINGER et de Frédéric ILTIS, particulièrement l’augmentation de leur Céruléoplasmine plasmatique, l’une des Protéines enzymatiques qui est aussi un des transporteurs principaux du Cuivre dans le sang, témoigne le 14 octobre 2019 de leur intoxication à long terme au Cuivre, selon le professeur Alain LUGNIER, ex-Assistant à la Faculté de Médecine de Strasbourg, ex-Professeur agrégé de Toxicologie à la Faculté de Pharmacie de Strasbourg, ex-Expert Toxicologue près la Cour d'appel de Colmar, Cofondateur en 1981 de la société Codgène d'empreintes génétiques.

 

De ce fait, leurs problèmes de santé vont aller en s’aggravant, malgré leur consommation journalière d’eau minérale, avec en plus un accompagnement médical constant depuis 2003 qui durera tant que le captage d’eau et les sols  de la ferme resteront « contaminés avec des Sels de cuivre hydrosolubles, toxiques et persistants », composés  qui de ce fait malheureusement resteront non biodégradables, car en Chimie classique, les atomes sont stables dans le temps… exception faite bien entendu des éléments radioactifs. 

 

Depuis sa reconstruction en 1642, la Ferme de Niederwyhl a accueilli des troupeaux entiers de bovins et de moutons. Quelle tristesse, car maintenant ses sols ont été rendus définitivement stériles par l’épandage malveillant d’un composé de Cuivre… une pratique ancestrale et comme on l’a vu criminelle.

 

Sachez toutefois que ses sols sont dorénavant très favorables à l’élevage de chevaux pour lesquels le Cuivre est un oligoélément essentiel peu toxique. A titre d’information, ce tableau ci-dessous récapitule les taux de Cuivre à ne pas dépasser par jour pour l’alimentation de divers  animaux domestiques communs : 

800 mg de Cuivre par kg de Matière Sèche pour les chevaux,

30 mg de Cuivre par kg de Matière Sèche pour les bovins.

15 mg de Cuivre par kg de Matière Sèche pour les moutons et les chèvres.

 

Ces chiffres mettent bien en évidence, que pour les ovins et les caprins et même les bovins, les composés du Cuivre épandus sur les sols de Niederwyhl sont fortement toxiques.

 

A signaler que selon l’expertise judiciaire chimique du 21 avril 2004, les sols de la forêt domaniale voisine de la ferme de Niederwyhl présentent une moyenne de 9,3 mg de Cuivre par kg de Matière Sèche – ce qui devrait aussi être le cas pour ses sols voisins - alors que les prés de la ferme de Niederwyhl, à 20 mères d’écart, juste derrière les bornes, présentent une moyenne de 24,15 mg Cu/kg MS, que le potager de la ferme a été dosé à 41 mg Cu/kg MS toujours selon les résultats de l’expertise judiciaire chimique du 2 mars 2004.

 

Les résultats de l’expertise judiciaire chimique de 2004 concernant l’eau sont les suivants, alors que la norme locale devrait plafonner à 20 mg de Cuivre par kg de Matière Sèche :

11300 mg de Cuivre / kg de Matière Sèche ( soit 11,3 g de Cuivre !), dans les sédiments du captage d’eau de la ferme et

993 mg de Cuivre/ kg de Matière Sèche sur les parois d’une conduite du jardin !

 

Il faut repréciser encore que ce Cuivre déposé délibérément sur les sols et dans le captage d’eau de la ferme de Niederwyhl reste dans son état initial.

 

Monsieur le Maire de notre village a émis l’hypothèse de l’existence de résidus de Cuivre dus au traitement dans le passé des pommes de terre contre le mildiou ou comme désherbant… mais des photos anciennes révèlent sur ces sols des élevages de moutons apparemment bien vivants et aucune culture de pommes de terre sur la totalité des parcelles situées sur les 32 hectares de la ferme contaminés par du Cuivre !

 

Les dernières données du VIDAL (dictionnaire médical français) de 2014, précisent que la dose de Cuivre recommandée pour l’Homme par jour est comprise entre 1,5 à 3 mg. Les « 66 mg de Cuivre » ingéré par jour par les habitants de la ferme selon l’expertise médico-légale de 2005 du Docteur KOLOPP était donc un résultat particulièrement… alarmant. Ses conclusions ont été pourtant reprises par l’ensemble des Experts légistes régionaux.

 

La décontamination du captage et des conduites d’eau ne doit en principe pas poser de problèmes, il suffit de… refaire les installations de captage et d’adduction d’eau !

 

Concernant les sols, le Cuivre les a rendus définitivement stériles !  

 

Le Cuivre s’accumule dans les premières couches du sol. Il est persistant, il n’est donc pas biodégradable. C’est la caractéristique de beaucoup d’éléments minéraux. Ceci est confirmé par M. Jean-Luc PETIT, Consultant en agriculture biologique et biodynamique dans les Hautes-Alpes. Selon ce Consultant, on peut penser qu’il devrait être possible de neutraliser l’action néfaste du Cuivre dans le sol par la formation d’un complexe organo-minéral non toxique.

 

Il nous reste à émettre un vœu : que la ferme de Niederwyhl et ses magnifiques forêts vosgiennes qui l’entourent retrouvent la sérénité et une prospérité amplement méritées… suite au combat sans relâche d’Anne Marie SINGER, contre ces pratiques locales d'empoisonnements criminels aux Sels de cuivre hydrosolubles, toxiques et persistants, bien occultées, aidée de son fidèle collaborateur  Frédéric ILTIS… mais aussi de ses Médecins, de sa famille, de ses amis, de ses Avocats et surtout de ces nombreux Scientifiques, eux par qui la vérité est apparue.

 

Selon le professeur Frédéric LIOTÉ de l’Hôpital Lariboisière de Paris, Anne Marie SINGER souffre maintenant de problèmes ostéoarticulaires dus à la « toxicité directe du Cuivre ».

 

Ni nos Élus locaux, ni nos autorités départementales, agricoles et forestières, ni les Experts légistes n’ont réussi ou pu ou voulu, pendant ces décennies de lutte des victimes contre le Poison-Cuivre, prendre en compte la situation très préoccupante des habitants de la ferme de Niederwyhl, celle de leurs animaux et de leurs végétaux, agressés par ces Sels de cuivre hydrosolubles, toxiques, non biodégradables donc persistants… devant l’Éternel !!

 

Les conséquences de la contamination par du Cuivre hydrosoluble du sol et des eaux de la ferme de Niederwyhl ainsi que « les sévères atteintes à la santé de ses occupants » dus à leur exposition au Cuivre hydrosoluble toxique, persistant et stable en milieu biologique, déposé avant leur installation, sont maintenant démontrées.

 

Devant une telle réalité scientifique, que la SAFER GRAND EST (anciennement SAFER D'ALSACE) et la JUSTICE assument rapidement et définitivement leurs responsabilités.

 

Chevreuse, le 26 février 2022, avec relecture du 20 mars 2022,

André PICOT

Directeur de Recherche honoraire du CNRS

Expert français honoraire auprès de l’Union Européenne pour la Fixation des Normes des Produits chimiques en Milieu de Travail, Commission SCOEL, Luxembourg (1992 - 2004).

Président de l’Association Toxicologie-Chimie (ATC) Paris, www.atctoxicologie.fr/.