La ferme de NIEDERWYHL

02 mars 2017

Lettre à Monsieur Robert GELLI, Directeur des Affaires criminelles et des Grâces du Ministère de la Justice.

 

Livre en préparation cherche éditeur : titre :

" La ferme de Niederwyhl, empoisonnée à l'ancienne avec des sels de cuivre ".

 

N° DU PARQUET : .02.3384.

N° INSTRUCTION : .5/12/12.

Procédure criminelle

 

Monsieur le Directeur,

Une procédure criminelle pour empoisonnement avec un pesticide de traitement de vignes à base de sels de cuivre du captage d’eau et des sols de la ferme de Niederwyhl à Bourbach le Haut en Alsace, est ouverte depuis 15 ans au Tribunal de Grande Instance de Mulhouse.

Sont intervenues depuis 10 ans, de nombreuses expertises judiciaires chimiques et toxicologiques concordantes entre elles, qui valident ces faits, de même qu’un arrêt de la Chambre de l’Instruction du 24 mars 2016 qui les valident aussi.

Sont intervenues également depuis 10 ans, de nombreuses expertises médico-légales, qui manifestement ne maîtrisent pas les connaissances en matière de toxicologie du cuivre.

Nous, les survivants de ce « crime », malades et sans ressources, nous demandons que les auteurs soient identifiés  et que nous soyons indemnisés de nos préjudices puisque l’empoisonnement par du cuivre soluble et toxique, avant notre installation dans cette ferme en 1987 est validé. Ce cuivre a la particularité d’être persistant, il s’agit donc d’une contamination sans prescription, dont la source n’est pas tarie.

Concernant les restes de ma mère exhumée en 2007, les experts légistes se refusent encore à admettre contre toute évidence, que des teneurs massives de cuivre ont été dosées dans ses restes, plus de 30 fois au dessus des taux admis normalement. Pour eux, ma mère serait morte d’un cancer, qu’elle n’avait pas selon les conclusions hospitalières. Pour eux encore, ils n’acceptent pas que les dosages de l’expertise judiciaire de 2011, - soit 4.900 mg ! de cuivre dans une de ses épiphyses osseuses, au lieu du taux moyen de 150 mg de cuivre dans un corps humain en entier -, puissent être « la cause principale de sa mort prématurée », comme l’énonce l’expertise de l’éminent toxicologue, Jean-François NARBONNE, interprétant ces dosages. Pour simplifier, les légistes prétendent même qu'il n'y avait pas de dosages : " absence de dosage" !

Récemment, j’ai été contrainte de mettre en évidence les erreurs du procureur de la République de Mulhouse et de démontrer l’existence d’une omerta des empoisonnements criminels avec des sels de cuivre.

Cette pratique française, bien poursuivie au 19e siècle et occultée depuis lors pour des raisons obscures, ne pourrait pas prospérer dans nos pays voisins.

Ainsi, nous nous retrouvons une deuxième fois devant la Chambre de l’Instruction et maintenant devant le Procureur Général.

Je tenais à vous informer d’une situation difficilement supportable.

Dans cette affaire, il apparaît qu’une victime, mais aussi la Justice, peuvent être pris en otage par des autorités agricoles qui ne veulent pas qu’il soit dit que les sels de cuivre utilisés même en agriculture biologique servent encore à notre époque de poison, dans des stratégies à visée immobilière ou successorale, selon une tradition de plus de 3000 ans.

J’adresse copie de cette lettre à Monsieur le Procureur Général près la Cour d’Appel de Colmar et avec une lettre, à Monsieur le Président de la République, pour tenter d’enrayer cette pratique perverse et sournoise.

Avec les Professeurs André PICOT et Jean-François NARBONNE, respectivement Toxicochimiste et Toxicologue, nous avons mis au point la définition et les seuils de toxicité pour les sels de cuivre, selon des normes internationales incontestables.

Par ailleurs, nous avons mis au point une méthode pour décontaminer les sols contaminés par du cuivre et nous avons même réussi à rester en vie grâce aux conseils de nombreux médecins et thérapeutes.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’assurance de mes plus respectueuses salutations.

 

Anne Marie SINGER

 

Pièces jointes :

  1. Réquisitions du procureur de la République du 30 novembre 2017.
  2. Ma réponse au procureur de la République du 26 décembre 2016 avec ses pièces jointes.
  3. Définition et seuils de toxicité des sels de cuivre par les Professeurs André PICOT, Toxicochimistes et Jean-François NARBONNE, Toxicologue.
  4. Ordonnance du 8 février 2017 de la Chambre de l’Instruction près la Cour d’Appel de Colmar.

 Copie à Monsieur le Procureur Général près la Cour d’Appel de Colmar.

 Lettre et Copie de ce courrier à Monsieur François HOLLANDE, Président de la République.


01 décembre 2016

I. Historique des empoisonnements criminels avec du sulfate de cuivre de l'antiquité à celui de la ferme de Niederwyhl en Alsace

 

Paracelse, alchimiste et médecin suisse au XVIe siècle disait  :

« Sola dosis fecit venenum » : « Seule la dose fait le poison ».

 

Il existe une pratique ancestrale d’empoisonnement criminel avec du sulfate de cuivre ou sels de cuivre ou cuivre soluble, d'un acte sournois que certains occultent pour continuer à l’utiliser.

 

Les sels de cuivre sont toxiques, persistants, accumulables et inhibiteurs de croissance.

 

À travers l’histoire, empoisonner avec des sels de cuivre est une méthode de domination facile, soi-disant impossible à démontrer, pour se débarrasser des importuns. Nous étions des importuns puisque la ferme était convoitée, ce que nous ignorions.

 

Dans les temps anciens, il y avait la mode des puits empoisonnés avec du cuivre.

 

Puis, au Moyen-âge, le « vitriol bleu », le sulfate de cuivre, a rendu certainement de grands services à l’agriculture mais pas seulement. 

 

Au XIXe siècle, le scandale de « l’absinthe qui rendait fou », frelatée par du sulfate de cuivre, a défrayé les chroniques.

 

Au XIXe siècle encore, selon le Médecin légiste BROUARDEL, Doyen de la Faculté de Médecine de Paris, en 1902, les empoisonnements criminels au sulfate de cuivre ou sels de cuivre étaient « une mode ».

  

Mais depuis la mise au point de la bouillie bordelaise, à la fin du XIXe siècle constituée de sulfate de cuivre et de chaux, le sulfate de cuivre ne serait plus un poison ! Le cuivre serait devenu l'ami de l'Homme !

 

L’affaire judiciaire de l’empoisonnement criminel du captage d'eau et des sols de la ferme de Niederwyhl avec un pesticide de traitement de vignes à base de sulfate de cuivre ou sels de cuivre, ne serait pas un cas isolé. D'autres cas existeraient ailleurs en France !

 

Ce sont les calomnies et les rumeurs qui ont éveillé les soupçons et permis de démontrer la mort suspecte des 850 moutons « intoxiqués au cuivre ».

 

Une procédure criminelle est en cours depuis 2002. 

 

L'expertise judiciaire du 21 avril 2004, validée par l'expertise judiciaire collégiale de 2006, toutes deux ordonnées par le Juge d'Instruction, ont confirmé l’empoisonnement délibéré du captage d’eau et des sols de la ferme de Niederwyhl par un pesticide de traitement de vignes à base de sulfate de cuivre ou sels de cuivre, avant notre installation dans cette ferme en 1987. 

 

Nos problèmes de santé et surtout la « mort prématurée » et suspecte de ma mère sont encore en débat malgré des dosages de plus de 30 fois les taux de cuivre d'un corps normal dans ses restes !

 

Une recherche scientifique approfondie a livré définitivement les secrets de l’empoisonnement criminel au sulfate de cuivre de cette ferme.

 

 

Des obstructions révélatrices ont désigné les personnes et les organismes qui participent au maintien de cette pratique. Nous étions dans l’obligation de saisir la Justice pour comprendre et démontrer la toxicité du sulfate de cuivre. 

 

Il reste les auteurs à identifier et à présenter la facture aux organismes agricoles qui n’ont pas voulu admettre l'expertise judiciaire du 21 avril 2004 énonçant que :

  • «  La présence de bouteilles en plastique ayant très probablement contenu des fongicides toxiques, en des points significatifs du parcours de l'eau, renforce l'idée d'un acte d'empoisonnement délibéré des parties vitales de la ferme (sols et eau). Dans cette hypothèse l'auteur avait une connaissance très précise des lieux et des caractéristiques des produits utilisés.  »
  • «   Il suffit de faibles quantités de cuivre soluble toxique (avec ou sans ajout de pesticides), épandues en amont d'un captage d'eau, pour empoisonner des animaux, des personnes et des végétaux.  »

 

De plus, les sels de cuivre sont accumulables ce qui nous a permis de démontrer que ma mère avait des quantités « énormes » de cuivre dans ses restes contribuant à sa « mort prématurée », ce que les experts légistes ont occulté.

 

Il faut aussi signaler que le cuivre n’est pas recherché dans les autopsies depuis plus d’un siècle accordant ainsi un permis d’empoisonner avec des sels de cuivre.

 

C'est à la Justice de terminer proprement cette affaire.

 

 

Tout d’abord, qu’est-ce que les sels de cuivre ?

Selon André PICOT,

Ingénieur Chimiste, Toxicochimiste, Directeur de Recherche honoraire du CNRS,

Expert français honoraire auprès de l’Union Européenne pour la Fixation des Normes des Produits chimiques en Milieu de Travail, Commission SCOEL, Luxembourg (de 1992 à 2004). Président de l’Association Toxicologie-Chimie - Paris, www.atctoxicologie.fr/,

Auteur de « La Destinée du Cuivre dans l’Organisme humain, entre Bénéfice et Risque », à propos de l’empoisonnement au Cuivre de la Ferme de Niederwyhl », 3 octobre 2009,

texte intégral en annexe, et

Jean-François NARBONNE,

Docteur en Nutrition, Docteur ès Sciences en Toxicologie,

Professeur honoraire de Toxicologie, de l’Université de Bordeaux 1,

Laboratoire EPOC – LPTC CNRS 5805,

Président de la Commission COCT – CT2 Ministère du Travail,

Expert honoraire de l’ANSES – Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail,

Auteur de l’expertise judiciaire du 31 juillet 2012, texte intégral en annexe :

 

« Les sels de cuivre hydrosolubles sont toxiques, persistants, accumulables et inhibiteurs de croissance. Ils se forment par attaque du cuivre métallique par un acide fort. »

 

Quels sont les seuils de toxicité des sels de cuivre pour l'Homme ?

-  Le cuivre étant un oligoélément essentiel pour l’Homme, 1,5 à 2mg de cuivre/jour est l'apport nutritionnel conseillé (ANC), selon www.nutrition-expertise.fr/mineraux.html, site en partenariat avec la Haute Autorité de la Santé (HAS).

Comme en excès les sels de cuivre hydrosolubles sont toxiques, il est important de prendre en considération les données suivantes :

-   9 mg de cuivre est la dose journalière de cuivre admissible (DJA),c’est-à-dire la dose qu’il est possible pour l’Homme, d’absorber chaque jour,  pendant une vie entière, sans effet pour la santé, dose qui correspond à l’apport journalier de 0,15 mg de cuivre/kg de poids corporel/jour, soit 9 mg/j pour une personne de 60kg. Cette valeur est donnée par l’ANSES, Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail : www.anses.fr/fr/system/files/KOCIDEINOV_PMAJ_2012-1734%20Ans.pdf, p. 4.

-   Une recommandation contraignante est émise par le Ministère de l’Agriculture : « Aucune utilisation risquant d’engendrer un dépassement de la DJA n’est autorisée » :http://agriculture.gouv.fr/agents-ameliorants-et-nouveaux-aliments-glossaire.

-   « L'intervalle de valeurs physiologiques de cuivre dans le sérum est de 800 à 1200µg/L (OMS, 1996). Ces valeurs sont plus élevées de 10 % chez la femme »,  Cuivre et ses Dérivés, INÉRIS, 2005, page 19 : www.ineris.fr/substances/fr/substance/getDocument/2753.  

 

 

 

Quels sont les seuils de Toxicité des Sels de Cuivre pour les Animaux domestiques ?

 

Pour les Ovins, les Bovins et les Caprins, l’INRA donne ses recommandations au Groupement de Défense sanitaire de Rhône-Alpes en 2004 :  Apports nutritionnels recommandés pour les ruminants - GDS :

 

- 15 mg de cuivre pour les Ovins : « à partir de 15 à 20 mg de cuivre, sa ration devient toxique », dans « Intoxication par le Cuivre chez les Ovins », en 1984, selon le Professeur G. LORGUE, alors Professeur de Toxicologie de l’École Nationale Vétérinaire de Lyon.

 

- 30 mg de cuivre pour les Bovins,

 

- 20 mg de cuivre pour les Caprins.

 

Les sols de la ferme de Niederwyhl sont pollués jusqu'à 50 mg de cuivre/kg de matière sèche, selon les dosages de l’expertise judiciaire du 21 avril 2004, ce qui explique que 850 moutons en sont morts.

 

Le cheptel entier a été décimé, ce qui interdit, sans décontamination préalable, tout élevage sur les terres de la ferme de Niederwyhl.

 

 

Que faire de cette ferme contaminée par des sels de cuivre toxiques, persistants, accumulables et inhibiteurs de croissance ?

 

La décontaminer, la réhabiliter, en faire une Fondation Internationale pour la Toxicochimie et l’Écotoxicochimie avec ses résidences pour Scientifiques et personnes de bonne volonté, y créer différents espaces de bonheur, ouverts au public.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

II. Tout d'abord, qu'est-ce que les sels de cuivre ?

 

Selon André PICOT,

Ingénieur Chimiste, Toxicochimiste, Directeur de Recherche honoraire du CNRS,

Expert français honoraire auprès de l’Union Européenne pour la Fixation des Normes des Produits chimiques en Milieu de Travail, Commission SCOEL, Luxembourg (de 1992 à 2004). Président de l’Association Toxicologie-Chimie - Paris, www.atctoxicologie.fr/,

Auteur de « La Destinée du Cuivre dans l’Organisme humain, entre Bénéfice et Risque », à propos de l’empoisonnement au Cuivre de la Ferme de Niederwyhl », 3 octobre 2009,

texte intégral en annexe,

 

Jean-François NARBONNE,

Docteur en Nutrition, Docteur ès Sciences en Toxicologie,

Professeur honoraire de Toxicologie, de l’Université de Bordeaux 1,

Laboratoire EPOC – LPTC CNRS 5805,

Président de la Commission COCT – CT2 Ministère du Travail,

Expert honoraire de l’ANSES – Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail,

Auteur de l’expertise judiciaire du 31 juillet 2012, texte intégral en annexe :

 

« Les sels de cuivre hydrosolubles sont toxiques, persistants, accumulables et inhibiteurs de croissance. Ils se forment par attaque du cuivre métallique par un acide fort. »

 

Quels sont les seuils de toxicité des sels de cuivre pour l'Homme ?

-  Le cuivre étant un oligoélément essentiel pour l’Homme, 1,5 à 2mg de cuivre/jourest l'apport nutritionnel conseillé (ANC), selon www.nutrition-expertise.fr/mineraux.html, site en partenariat avec la Haute Autorité de la Santé (HAS).

Comme en excès les sels de cuivre hydrosolubles sont toxiques, il est important de prendre en considération les données suivantes :

-   9 mg de cuivre est la dose journalière de cuivre admissible (DJA),c’est-à-dire la dose qu’il est possible pour l’Homme, d’absorber chaque jour,  pendant une vie entière, sans effet pour la santé, dose qui correspond à l’apport journalier de 0,15 mg de cuivre/kg de poids corporel/jour, soit 9 mg/j pour une personne de 60kg. Cette valeur est donnée par l’ANSES, Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail : www.anses.fr/fr/system/files/KOCIDEINOV_PMAJ_2012-1734%20Ans.pdf, p. 4.

-   Une recommandation contraignante est émise par le Ministère de l’Agriculture : « Aucune utilisation risquant d’engendrer un dépassement de la DJA n’est autorisée » :http://agriculture.gouv.fr/agents-ameliorants-et-nouveaux-aliments-glossaire.

-   « L'intervalle de valeurs physiologiques de cuivre dans le sérum est de 800 à 1200µg/L (OMS, 1996). Ces valeurs sont plus élevées de 10 % chez la femme »,  Cuivre et ses Dérivés, INÉRIS, 2005, page 19 : www.ineris.fr/substances/fr/substance/getDocument/2753.  

 

Quels sont les seuils de Toxicité des Sels de Cuivre pour les Animaux domestiques ?

Pour les Ovins, les Bovins et les Caprins, l’INRA donne ses recommandations au Groupement de Défense sanitaire de Rhône-Alpes en 2004 : Apports nutritionnels recommandés pour les ruminants - GDS :

- 15 mg de cuivre pour les Ovins : « à partir de 15 à 20 mg de cuivre, sa ration devient toxique », dans « Intoxication par le Cuivre chez les Ovins », en 1984, selon le Professeur G. LORGUE, alors Professeur de Toxicologie de l’École Nationale Vétérinaire de Lyon.

- 30 mg de cuivre pour les Bovins,

- 20 mg de cuivre pour les Caprins.

Les sols de la ferme de Niederwyhl sont pollués jusqu'à 50 mg de cuivre/kg de matière sèche, selon les dosages de l’expertise judiciaire du 21 avril 2004, ce qui explique que 850 moutons en sont morts.

Le cheptel entier a été décimé, ce qui interdit, sans décontamination préalable, tout élevage sur les terres de la ferme de Niederwyhl.

 

 

Que faire de cette ferme contaminée par des sels de cuivre toxiques, persistants, accumulables et inhibiteurs de croissance ?

 

La décontaminer, la réhabiliter, en faire une Fondation Internationale pour la Toxicochimie et l’Écotoxicochimie avec ses résidences pour Scientifiques et personnes de bonne volonté, y créer différents espaces de bonheur, ouverts au public.

 

 

 

III. Résumé de la pratique des empoisonnements criminels aux sels de cuivre, de l'antiquité à celui de la ferme de Niederwyhl

 

 

 

Déjà chez les Égyptiens, le cuivre sous une forme soluble dans l’eau, était connu pour son efficacité comme poison.      

 

Au Moyen Âge, en l’an 800, avec la découverte  de l’acide chlorhydrique, très corrosif, connu autrefois sous le nom d’acide muriatique ou esprit de sel, il fut possible de dissoudre certains métaux (Or, Fer, Cuivre…) et de former de ce fait, des sels ionisés, solubles dans l’eau, libérant autant de charges positives (cations) que de charges négatives (anions), certains ions étant toxiques, comme ceux du cuivre.

 

Plus tard, la quête de la pierre philosophale des alchimistes consistera à vouloir transmuter les métaux vils en or et à trouver la panacée, « le » remède universel à tous les maux.

 

Tout au long du Moyen Âge, le cuivre dissous par un acide, appelé « vitriol bleu », toxique, rendra de grands services à l’agriculture pour traiter la carie des blés, un champignon qu’il est difficile d’éradiquer, même encore aujourd’hui… Le sulfate de cuivre venait d’entrer dans le milieu agricole !

 

Au XIXe siècle et pendant tout le siècle, on s’interroge sur la pratique de certains empoisonnements criminels, utilisant des sels de cuivre. Cette pratique sera dénoncée par la médecine légale et poursuivie sans relâche par les tribunaux, car il s’agit d’un vrai fléau qu’il faut éradiquer au plus vite. De ce fait, des centaines de procès auront lieu au XIXe siècle, concernant des empoisonnements criminels avec des sels de cuivre.

 

Aucun procès depuis lors. Aurait-on tout oublié ! Pourtant la toxicité de l’absinthe pourrait en partie être dues au fait qu’elle aurait été frelatée avec du sulfate de cuivre ! Cela fut signalé très tôt, dès 1825 !

 

À partir du XXe siècle, les Sels de cuivre sont l’ami de l’Homme : ils ne servent plus qu’à combattre le mildiou des vignes. Les « empoisonneurs » ne se font plus inquiéter ! Personne ne se souvient plus que le cuivre est un toxique ! Surtout pas le milieu agricole ! Ni, semble-t-il, les médecins légistes !

 

C’est l’affaire de l’empoisonnement criminel aux Sels de cuivre de la ferme de Niederwyhl avec ses 850 moutons morts intoxiqués au Cuivre et son captage d’eau contaminé délibérément par des sels de cuivre qui a trahi les « empoisonneurs ».

Deux bouteilles déposées « sur le parcours de l’eau du captage, en des endroits qui nécessitent une connaissance très précise du terrain », bouteilles ayant contenu un pesticide de traitement de vignes à base de sels de cuivre et ses sols contaminés par du cuivre, avant l’installation de la famille SINGER en 1987, selon l’expertise judiciaire du 21 avril 2004,qui a permis de démontrer scientifiquement l’empoisonnement délibéré par des sels de cuivre de la ferme de Niederwyhl.

 

Ceci validé par l’Arrêt de la Chambre de l’Instruction du 24 mars 2016.

Une procédure criminelle est en cours depuis 2002.                                                       

 

-     Il était affirmé à Mme SINGER en 1996, par le Président d’un Groupement d’éleveurs de moutons en retraite, au début de la mortalité des moutons : « c’est le cuivre et vous n’arriverez jamais à le prouver ».

 

-   Ce que « les empoisonneurs » ignoraient, c’est que le cuivre est persistant, « voire indéfiniment » selon l’expertise judiciaire collégiale de 2006, (page 34).

 

-   À partir de cette constatation, il a été possible de multiplier les dosages, de dater et de prouver l’empoisonnement criminel aux sels de cuivre de la ferme de Niederwyhl, avec ses effets toxiques sur les sols, les végétaux, les animaux et bien entendu sur les humains.  

 

-   Ce que « les empoisonneurs » ignoraient, c’est que le cuivre s’accumule en partie dans les sols les rendant stériles, dans les sédiments en étant partiellement libérés dans l’eau, dans les végétaux les faisant dépérir et dans les organes des êtres vivants leur causant des troubles multiples, jusqu’à ce que mort s’en suive.

 

Le mérite de cette procédure criminelle encore en cours est d’avoir pu faire le lien avec une pratique d’empoisonnement plusieurs fois millénaire, que l’on pensait oubliée, et d’avoir permis la démonstration scientifique des effets toxiques des sels de cuivre sur les humains, les sols et les animaux.

 

Les sels de cuivre ont fini par perdre leur mystère. 

 

Que l’Agriculture française continue d’utiliser les sels de cuivre contre le mildiou des vignes, c’est son choix, mais en aucun cas pour contaminer le captage d’eau, les pâtures et les forêts de la ferme de Niederwyhl, à Bourbach le Haut en Alsace !

 

Nous attendons que la Justice fasse son travail, qu’elle identifie les auteurs et que les victimes soient dédommagées dans les meilleurs délais  par les auteurs et par les services agricoles qui ont occulté cette pratique criminelle.

 

Cette enquête a bénéficié des conclusions de nombreux Experts judiciaires et de l’avis éclairé de Scientifiques de diverses disciplines. Qu’ils en soient tous remerciés !

IV. L'histoire des empoisonnements criminels avec des sels de cuivre, de l'antiquité au XIXe siècle.

 

Les métaux les plus anciennement utilisés sont les métaux précieux, or, argent, car ils sont présents à l'état naturel et leur obtention ne nécessite donc pas de métallurgie.
Le Cuivre, lui, accompagne les activités humaines depuis au moins 8.000 ans et ses nombreuses propriétés utiles pour prospérer, mais aussi néfastes comme poison, sont connues.

Ainsi, plusieurs civilisations ont découvert l’utilité du Cuivre et aussi très souvent la facilité avec laquelle ce Cuivre devient un poison.


Les secrets de l’utilisation du Cuivre comme poison semblent protégés depuis des siècles par le secret, sauf au XIXe siècle.

Au XIXe siècle, cette technique fut sur-pratiquée puis totalement occultée au XXe et XXIe siècle.


C’est l’inacceptable empoisonnement criminel de la ferme de Niederwyhl par des sels de cuivre qui a permis de démontrer scientifiquement la toxicité des sels de cuivre.

 

Chez les Égyptiens, le cuivre servait à fabriquer de magnifiques pigments bleus et verts : « Le mystère de la recette antique est enfin révélé. Cette énigme repose sur la cuisson d'un mélange spécifique de composés renfermant du silicium, du calcium et du cuivre avec un fondant à base de sodium, dans des conditions très contrôlées et ultrasecrète» :  Dossier SagaScience - Chimie et Beauté - CNRS


L’Égypte est la seule civilisation ancienne qui classe le cuivre parmi les poisons « avec l’antimoine, l’arsenic, le plomb, l’opium et la mandragore », ce qui montre un très haut niveau de connaissances scientifiques : Histoire des poisons — Wikipédia

 


Dans l’Inde ancienne, ils savaient empoisonner les eaux des puits. En France aussi, au XIVe siècle, en plein Moyen Âge. Peut-être simplement en faisant tomber de la limaille de cuivre dans un puits, dans une eau qui devait être légèrement acide.


Les Grecs avaient compris qu’en fabriquant des pigments avec des plaques de Cuivre métallique mises en contact avec des rafles de raisins et ceci pour obtenir ce magnifique Vert de Grèce, ils s’exposaient à une mortalité qui leur semblait incompréhensible. C’est pourquoi, ils ont abandonné cette production à haut risque.


Le vert-de-gris, quant à lui, est un produit de corrosion à la surface du cuivre. Il peut prendre plusieurs formes chimiques selon son milieu.

 Ainsi, dans l’air humide, riche en dioxygène (O2) et en anhydride carbonique (CO2), il se forme de l’hydrogénocarbonate cuivrique : Cu (HCO3)2, un complexe extrêmement toxique.


Utilisé également comme pigment, il a été abandonné parce que trop fragile, instable et toxique. Une longue tradition d’utilisation de vert-de-gris comme poison pratiquement indétectable, a perduré jusqu’à nos jours.

Une découverte qui modifiera le destin du cuivre fut celle de l’acide chlorhydrique au voisinage de l’an 800 par l’alchimiste perse Jabir Ibn HAYYAN, qui l’obtint « en mélangeant du sel ordinaire (le chlorure de sodium, NaCl) et du vitriol (l’acide sulfurique, H2SO4) en solution », (ou vitriol fumant, la forme concentrée de l’acide sulfurique) : Acide chlorhydrique — Wikipédia


« Jabir découvrit et inventa un grand nombre de produits chimiques et relata ses découvertes dans plus de vingt ouvrages qui permirent la propagation de ses connaissances sur l'acide chlorhydrique et d'autres produits chimiques pendant plusieurs siècles. Son invention de l'eau régale, mélange d'acide chlorhydrique et d'acide nitrique permettant de dissoudre l'or, participa à la quête de la pierre philosophale.

 

Les Alchimistes, dont le Saint Grand Albert, célèbre Philosophe, Théologien et Alchimiste, (1200 – 1280), utilisant ce procédé de dissolution des métaux, cherchaient à créer des richesses et à trouver la panacée. Ils étaient tous convaincus qu’ils pourraient fabriquer de l’or à partir de métaux moins nobles et trouver la panacée, le remède prétendu universel, pour lutter contre la grande peste.
Le serment d’Hippocrate, qui datait du IVe siècle av. J.-C., faisant référence à Panacée, fille d’Asclépios, dieu de la Médecine, « une déesse grecque, qui prodigue aux Hommes des remèdes par les Plantes », a été réactualisé en 1996 : il n’est plus question, ni d’Asclépios, ni de  Panacée, ni de remèdes par les plantes : Serment d'Hippocrate, original et moderne - Zapperwise

 

Le cuivre dissout par un acide, le sulfate de cuivre, était appelé autrefois vitriol bleu : Sulfate de cuivre — Wikipédia

. « Le vitriol, mot issu de l’ancien français « vedriol » correspondant au sulfate de fer, qualifiait un composé dit sulfaté, à base d’un sel de fer. Il pouvait s’agir suivant le contexte ou le lieu de sulfate de zinc, de sulfate de cuivre, de sulfate d’ammonium… » : Vitriol — Wikipédia

 

En alchimie mystique, l'acronyme V.I.T.R.I.O.L. se décrypte Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem et se traduit par« Visite l'intérieur de la terre et, en rectifiant, tu trouveras la pierre cachée », repris par certaines loges maçonniques : 3040-2 : vitriol - L'Edifice

 

Les francs-maçons de Nouvelle Calédonie ont repris cette interprétation qui perdure jusqu’à nos jours, dans laquelle il est question de rechercher la vérité au fond de soi, ce qui ne devrait strictement n’avoir aucun lien avec les sels de cuivre.

Durant tout le Moyen Âge, « le sulfate de cuivre ou vitriol bleu » est « une substance qui agit très efficacement contre les germes de la carie (une maladie qui détériore le tissu végétal des grains de blé) » : Encyclopédie nouvelle ou dictionnaire philosophique, scientifique, littéraire et industriel, offrant le tableau des connaissances humaines au dix-neuvième siècle, sous la direction de MM. P. LEROUX et J. REYNAUD, 1837, tome 3, page 257 : https://books.google.fr/books?id=ut1DMsQu44UC&pg=PA257&lpg=PA257&dq=encyclop%C3%A9die+leroux+cuivre+contre

Au XIXe siècle, ce fut l’apothéose de la maîtrise et de l’usage du cuivre pour tuer et pour s‘enrichir.
Le cuivre est encore utilisé pour traiter les blés et pour empoisonner son prochain !

L’absinthe « qui rend fou » est frelatée avec du sulfate de cuivre.

C’est le début de la chimie : les travaux de LAVOISIER contribueront à placer définitivement la chimie au rang de science.
 

Avec ORFILA, c’est le début de la médecine légale. Les empoisonnements criminels  aux sels de cuivre furent « le » fléau du XIXe siècle.

Dès le début du XIXe siècle, le ton est donné par Orfila, Médecin légiste, Chimiste, Doyen de la Faculté de Médecine, qui écrit en 1814, dans son « Traité des Poisons tirés des règnes minéral, végétal et animal ou toxicologie générale », en 4 tomes, Vol. 1 – 1ère partie, « Poisons de Première classe, Espèce IVe : les préparations du cuivre, 1814, page 239 : http://selsdecuivre.w.pw/wp-content/uploads/2013/10/Traite_-des-Poisons-ORFILA-1814.pdf

« On peut dire que l’empoisonnement par des préparations cuivreuses (plutôt cuivriques) est un des plus communs et des plus importants à connaître. L’action délétère que cet oxyde (en fait il ne s’agit pas d’un oxyde… mais ORFILA ne pouvait pas le savoir) exerce sur l’économie animale, sont autant de causes qui expliquent la fréquence de cet espèce d’empoisonnement ».

Et dire que ni nos experts légistes du XXIe siècle, ni nos compagnies d’assurances agricoles, ni nos caisses de sécurité sociale agricoles,  ne connaissent la toxicité des sels de cuivre ! 

1825 : « M. DERHEIMS, pharmacien à Saint-Omer (Pas-de-Calais), nous adresse une observation relative à un empoisonnement causé par une liqueur colorée par le sulfate de cuivre. Cette liqueur était celle connue sous le nom d’ « Absinthe suisse »: Forum du Musée Virtuel de l'Absinthe > Revisitons l'histoire de l ...

Et voici « l’Absinthe aux Sels de cuivre » !

Une parenthèse s’impose sur l’histoire de l’absinthe « qui rendait fou »,  frelatée avec du sulfate de cuivre et de mauvais alcools.

L’absinthe est une plante médicinale déjà citée par Hippocrate et Pythagore, 400 ans av. J.-C., utilisée comme remède aux vertus stimulantes et aphrodisiaques.

Formule composée par une rebouteuse en Suisse à la fin du XVIIIe siècle comme élixir de santé, l’absinthe eut un succès immédiat.

En 1805, Henri-Louis PERNOD, homme d’affaire avisé et franc-maçon, fait fortune en créant les établissements PERNOD et Fils, pour produire de l’absinthe avec des vins distillés de grande qualité, dans lesquels ont macéré plusieurs plantes médicinales, dont l’absinthe, le fenouil, l’anis vert, la mélisse et l’hysope, selon la fameuse recette élaborée en Suisse.

Ces pratiques de macérations dans de l’alcool ont existé de tout temps dans les campagnes, avec des plantes, des fruits et des petits fruits.

Comme cet alcool avec cette jolie couleur verte (encore la « si jolie couleur », comme du temps des égyptiens et des anciens grecs) était devenue une mode, certains n’ont pas hésité à fabriquer de l’absinthe avec de mauvais alcools et du sulfate de cuivre, pour obtenir rapidement cette « absinthe à la belle couleur verte » !

La consommation d’absinthe a fait tant de ravages, que le lobby du vin obtint son interdiction en 1915.

Le coupable de cette toxicité était soi-disant la thuyone, une molécule contenue dans l’absinthe, un de ses principes actifs.

La quantité de thuyone se mesure.

À l’époque, il n’existait pas encore de seuils de toxicité pour la thuyone, ni pour le cuivre d’ailleurs.

La thuyone est une molécule toxique lorsqu’elle dépasse un certain seuil. La thuyone se trouve aussi dans la sauge, c’est pourquoi il ne faut jamais mettre beaucoup de feuilles de sauge dans les infusions.

La thuyone existe aussi dans la tanaisie, plante dont on peut utiliser les macérations comme insecticide, utilisée pour traiter la pyrale du buis.

Finalement, la directive européenne de 1988 fixe de seuil de toxicité de la thuyone à 35 mg par litre, c’est-à-dire 35 mg de thuyone par litre d’absinthe.

Les absinthes qui rendaient fous étaient à 6 mg de thuyone par litre ! Où est le problème ? Résultat : c’est le sulfate de cuivre qui a tué !

En fait, comme pour le cuivre, il faut disposer de Laboratoires et de Chimistes compétents pour faire les analyses, puis de toxicologues compétents pour interpréter les résultats, ce qui n’existait pas encore au XIXe siècle. Ce n’est d’ailleurs que depuis quelques années seulement, que nous disposons en France de telles possibilités !

En plus de l’absinthe aux sels de cuivre, les empoisonnements criminels aux sels de cuivre étaient une réalité au XIXe Siècle, un fléau :

1847 : Honoré de BALZAC : « Cette légère addition de cuivre…introduisit secrètement un principe délétère… ce qui fit des ravages incalculables » : Le Cousin PONS, page 125.

1855 : « Tout perclus d’âge mais tout enrichi, il prit pour femme la plus belle du pays. Mais elle pas si bête, elle l’empoisonne avec du vert-de-gris… », Chanson Le Comte de FRAMBOISY : Vert de gris - Paperblog

 

1857 : « Le Cuivre, en ce temps bienheureux, ne servait plus qu’à faire du Vert-de-gris pour empoisonner les oncles riches », Le BOSSU, chapitre VIII, page 152.

1872 : « Citons également les sels de cuivre… pour empoisonner son maître », une des dernières affaires d’empoisonnement aux Sels de cuivre, devant les tribunaux en France en 1872, « Justice et science au XIXe siècle ou la difficile répression des crimes d’empoisonnement » par Magali BLOCH, Recherches contemporaines, 1997, n°4, page 110.

1874 : BRIAND et CHAUDÉ_ 1874: « Le cuivre à l’état de métal pur n’a par lui-même aucune action sur l’économie, mais tous les oxydes et les sels de cuivre sont de violents poisons ». « Le sulfate (vitriol bleu, couperose bleue) est plus actif que l’acétate (cristaux de Vénus, verdet cristallisé), et ce dernier l’est plus que le verdet gris ou vert-de-gris artificiel (vert-de-gris du commerce), qu’il ne faut pas confondre avec l’oxyde carbonaté, en fait l’hydrogénocarbonate cuivrique Cu (HCO3)2, qui se forme, sous l’influence de l’air humide riche en anhydride carbonique CO2, à la surface des ustensiles et des vases de cuivre mal étamés, oxyde qu’on appelle aussi communément vert-de-gris », J. BRIAND, Professeur de Médecine et de Chirurgie de la Faculté de Paris et E. CHAUDÉ, Avocat à la Cour d’Appel de Paris, 1874, p.475.

« Le cuivre était également une arme populaire pour commettre des meurtres et un abortif en France au 19e siècle », « CUIVRE et composés » par Édouard BASTARACHE, Médecin du Travail et de l’Environnement, Québec, CANADA, 2000 : cuivre et composés, santé & céramique - Smart.Conseil


Ceci n’est pas sans rappeler, au niveau de la contraception, l’usage des stérilets à base de cuivre métallique, dont on connaît bien l’action spermicide efficace.

1882 : Alexis MILLARDET, Professeur de Botanique à l’Université de Strasbourg, puis à celle de Nancy et de Bordeaux, sauve la vigne en créant la bouillie bordelaise, qui est un mélange de sulfate de cuivre et de chaux éteinte (l’hydroxyde de calcium) pour neutraliser son acidité : Millardet - Novum Corpus


À partir de 1882, date de la découverte des propriétés des sels de cuivre pour lutter contre le mildiou des vignes, nous pénétrons dans l’ère agricole du cuivre. Il ne sera plus question en France, pendant tout un siècle, de 1882 à 1981, de toxicité des sels de cuivre chez l’Homme, alors que les sels de cuivre étaient redoutés depuis l’antiquité !

Tout se passe comme si la France était tétanisée par son absinthe frelatée au sulfate de cuivre !
 

C’est alors que le cuivre devient l’ami de l’Homme !
 

1902 : Selon le Professeur BROUARDEL : « Il y a pour ainsi dire une mode dans les procédés d’empoisonnement par les sels de cuivre », « 369 procès pour empoisonnement aux sels de cuivre de 1835 à 1885 », P. BROUARDEL * Professeur de Médecine légale et Doyen de la Faculté de Médecine de l’Université de Paris. BROUARDEL 1902

 

 


VI. Marie-Jeanne SINGER est-elle décédée des suites de son empoisonnement criminel aux sels de cuivre ?

 

Il reste le fait de trancher définitivement si Marie-Jeanne SINGER est décédée des suites de son empoisonnement criminel aux sels de cuivre en 1992 ?          

Deux thèses se sont affrontées :

Celle des experts légistes qui prétendent en mars 2015 que Marie-Jeanne SINGER est décédée en 1992 des suites de son « cancer colique » opéré avec succès en 1989 et qu’il n’y avait « pas de dosage » de cuivre au moment de son décès et

Celle du médecin hospitalier qui dit, selon le rapport d’hospitalisation de Marie-Jeanne SINGER du 27 mai 1993, que le cancer de 1989 n’est pas à l’origine de son décès en 1992 et que les hôpitaux ne font jamais de dosages de cuivre au moment des décès, d’autant plus qu’elle est décédée en 1992 et que l’empoisonnement au cuivre n’a été découvert qu’en 1996,

Alors que l’expertise judiciaire  du Professeur Jacques YVON du 14 avril 2011, page 15, énonce que « les restes présentent des teneurs anormalement élevées en cuivre et en zinc au niveau des cheveux, des épiphyses d’un tibia et d’un tendon adjacent,0,49 % dans le tableau de l’expertise judiciaire du Professeur YVON de 2011, page 10, soit  4.900 mg de cuivre par kilogramme de matière.

«La dose d’exposition dans le cas de l’affaire SINGER serait 30 fois supérieure à la dose moyenne d’exposition alimentaire de la population française », selon le Professeur Jean-François NARBONNE dans son expertise du 31 juillet 2012, page 4, « pouvant être la cause principale d’une mort prématurée », page 5,

 

MAIS LES EXPERTS LÉGISTES SE REFUSENT À L'ADMETTRE, ALORS QU'AU XIXe SIÉCLE, ILS L'ADMETTAIENT : AU XXe et XXIe SIÉCLE, LES SELS DE CUIVRE NE SONT PLUS UN POISON, ILS SONT L'AMI de L'HOMME.

 

N’ayant pas d’autre apport de cuivre, selon l’expertise judiciaire collégiale de 2006, la logique scientifique semble trancher en faveur de la mort de Marie-Jeanne SINGER du fait de son empoisonnement criminel aux sels de cuivre, comme les malheureux du XIXe siècle.

Et pendant ce temps, les « empoisonneurs » courent toujours, c’est qui ?

Les victimes ne sont pas indemnisées. Pourquoi ?

 

 

 

V. L'histoire des empoisonnements criminels aux sels de cuivre au XXe et XXIe siècle :

Au XXe siècle, aucun cas d’empoisonnement aux sels de cuivre n’est pris en considération  par les tribunaux.

La toxicité des sels de cuivre commence timidement à être démontrée scientifiquement depuis la fin du XXe siècle.

Les experts légistes ne recherchent jamais le cuivre dans les autopsies.

Ils laissent ainsi une micro-niche aux empoisonneurs au cuivre.

 

1975 : La première importante étude scientifique moderne du XXe siècle sur la toxicité des sels de cuivre est américaine, publiée en 1975, étude traduite, dans notre procédure criminelle, à la demande du Juge d’instruction en 2007 : « Le cuivre, le quatrième métal lourd intoxiquant », publiée par le Professeur Carl PFEIFFER, médecin biochimiste, créateur avec Linus PAULING, deux fois prix Nobel, de la Médecine orthomoléculaire. Ils estimaient que les déséquilibres biochimiques étaient responsables de nombreux problèmes psychologiques et physiologiques, https://en.wikipedia.org/wiki/Carl_Pfeiffer_(pharmacologist).

 

1981 : Étude du Professeur Jean-Marie HAGUENOER, pharmacien, toxicologue et actuel Président de la Commission santé environnement de l’Académie de Pharmacie, intitulée « Toxicologie et Hygiène industrielles, Les dérivés minéraux, Le Cuivre », étude qui sert encore aujourd’hui de référence. Selon ce spécialiste : « 1/5e des homicides au 19e siècle sont dus au cuivre ».

 

1982 : La thèse sur « l’Intoxication cuprique chronique chez le mouton » par Maurice GAUCHÉ, de l’École nationale vétérinaire d’ALFORT, donne pour la première fois, un tableau avec les valeurs physiologiques et les valeurs suspectes du cuivre chez le mouton.

 

1984 : « L’Intoxication par le cuivre chez les ovins », par G. LORGUE, Professeur de Toxicologie de l’École Nationale Vétérinaire de Lyon. Il reprend la thèse du Docteur GAUCHÉ avec ses valeurs. Ils proposent les seuils de toxicité du cuivre pour les moutons.

 

En 1996, au moment de la découverte de l’empoisonnement des sols de la ferme de Niederwyhl par des sels de cuivre, avec une mortalité inexpliquée de plusieurs centaines de moutons, le Professeur LORGUE, unique Professeur de Toxicologie vétérinaire à l’époque en France, a refusé de reconnaître leur intoxication au cuivre malgré le dépassement des normes, qu’il avait lui-même énoncées dans son étude de 1984, exigeant la présence d’un ictère.

Le déni du Professeur LORGUE nous a conduits à rechercher l’explication de la mortalité de nos moutons  auprès de l’École vétérinaire de Zürich en Suisse et de GIESSEN à Francfort en Allemagne, qui a confirmé l’intoxication chronique au cuivre des moutons, notifiée par un constat établi en 1997.

C’est ainsi que nous avons découvert la pratique des empoisonnements criminels aux sels de cuivre des moutons, sans la nécessité d’un ictère, à cause des pâtures qui par ailleurs étaient inégalement contaminées.

Sur des pâtures contaminées inégalement à la main, ou dans le cadre d’une alternance de pâtures contaminées et non contaminées,  tous les moutons n’aboutissent pas à l’ictère, certains meurent de cachexie, selon le Docteur GAUCHÉ et l'École vétérinaire allemande de GIESSEN.

 

En 1998, apparaît un double déni : celui de GROUPAMA Alsace et de la Mutualité Sociale Agricole d’Alsace (MSA) qui se refusent à reconnaître la preuve de l’empoisonnement de nos sols et de notre captage d’eau par des sels de cuivre, nous obligeant à entreprendre la démonstration de la toxicité des sels de cuivre alors que ces organismes devaient la connaître, du fait de leurs fonctions et de l’usage courant de ce toxique en agriculture.

 

En 1998, l’OMS énonce : « Les principales formes toxiques chez l'homme et l'animal sont les formes solubles du cuivre c'est-à-dire les sels du cuivre divalents II (acétate, carbonate, chlorure, hydroxyde, nitrate, oxyde, oxychlorure et sulfate…) »,page 20  cuivre et ses dérivés - Ineris

 

En 2000, « La « Banque de données sur la toxicité du sulfate de cuivre », éditée par la Bibliothèque Nationale américaine de Médecine, traduite à la demande du Juge d’Instruction en 2008, constitue la première compilation moderne et internationale sur les effets néfastes des sels de cuivre. Elle nous a été remise aimablement par André PICOT, Toxicochimiste éminent.

 

Au XXIe siècle, les articles sur la toxicité des sels de cuivre en général abondent.

2001 : Selon Jean-Luc PETIT dans la Revue Les quatre saisons du jardinage, février 2001, n° 12, un praticien d’arboriculture : « Tout cuivre or not tout cuivre » : « Le cuivre est fongicide et bactéricide, il agit par contact. Il n’est pas biodégradable. Il freine le développement végétal. Il brûle le pollen. Il s’accumule dans les premières couches du sol. Il devient toxique pour la micro- et macrofaune ». Tout cuivre - Ma passion du verger

 

2007 : FAO/AGL – IPNS – Glossaire de la gestion intégrée des éléments nutritifs : « Une concentration en cuivre largement excessive dans les tissus végétaux est nuisible au développement de la plante. Elle provoque une chlorose qui ressemble à une insuffisance en fer et entraîne une inhibition de croissance des racines. Le niveau de toxicité correspond à une concentration de 30 mg de Cu par kg de matière sèche » :FAO 23 mars 2007.

Le cuivre rapporté des sols contaminés de la ferme de Niederwyhl est compris entre 17,1 et 50 mg Cu /kg MS, alors que le cuivre des sols de la forêt domaniale de Masevaux voisine est compris entre 4 et 12,6 mg Cu / kg MS, juste à quelques mètres d’écart, derrière les bornes ! Selon les dosages de l’expertise judiciaire de 2004 !

 

2009 : « Le Cuivre, de par ses deux Espèces chimiques (Cu / Cu ++) est considéré comme un oligoélément essentiel et important (impliqué surtout dans les processus biochimiques oxydatifs). Mais, il peut, lorsqu’il est absorbé sous forme ionisée hydrosoluble en excès, constituer un Toxique puissant surtout pour le Foie, provoquant une Stéatose et enfin une Cirrhose », dans « La destinée du Cuivre dans l’Organisme humain entre Bénéfice –Risque », un document de synthèse réalisé par André PICOT, Toxicochimiste, le 3 octobre 2009 : http://www.atctoxicologie.fr/files/dossier_3__cuivre_0.pdf, page 34, en annexe.

 

2010 : « Le bio sauvé par l’industrie chimique » par le Docteur Jean-Louis THILLIER : « Le Cuivre reste un des piliers de la protection phytosanitaire en bio en France. Interdit aux Pays-Bas, menacé en Allemagne. Le cuivre n’est pas une substance anodine pour les mammifères et en particulier pour l’Homme », dans « Agriculture et environnement », 21 mars 2010. http://www.agriculture-environnement.fr/dossiers/agriculture-biologique-87/article/le-bio-sauve-par-l-industrie-chimique

 

2012 : Intoxication aux métaux lourds : le danger des métaux lourds et le lien avec les maladies contemporaines : Silver47 http://www.silver47.eu/metaux.html

 

2012 : http://atctoxicologie.free.fr/archi/bibli/FRTEC_SO4Cu.pdf

 « Le Cuivre est un cytotoxique pour l’Homme, pour les animaux et pour les végétaux * ».

 

2013 : « L’oxychlorure de cuivre n’est pas biodégradable et s’accumule dans les sols. Il a ainsi entraîné la stérilisation de 50.000 ha au Costa Rica ». Extraits wikipedia Pesticide.

 

2014 : « Gare à la toxicité du cuivre pour les écosystèmes » : http://www.gerbeaud.com/nature-environnement/bouillie-bordelaise-cuivre-toxicite-environnement,994.html.

 

2016 : En France, pour conserver l’usage des sels de cuivre, efficace pour traiter le mildiou des vignes et être en règle avec les recommandations européennes de faible dose, il est envisagé d’utiliser du cuivre micronisé, ce qui constituerait un risque inconnu, car précisément ce cuivre nanométrique doit pouvoir pénétrer dans les organismes… sans être arrêté par les barrières biologiques.

 

2016 : « Les canalisations en cuivre, un risque pour la santé? » : « Le cuivre ou le fer sont des éléments indispensables au développement et au fonctionnement physiologique de l’organisme, mais cela dans des niveaux acceptables. S’ils deviennent excessifs…, ils contribuent notamment à l’augmentation du taux de radicaux libres et par conséquent favorisent le vieillissement et accroissent les risques de maladies neuro-dégénératives. »http://www.santenutrition.net/les-canalisations-en-cuivre-risque-pour-la-sante/.

 

Concernant les seuils de toxicité et la reconnaissance de « la contamination » de la ferme Niederwyhl avec des sels de cuivre toxiques :

16 avril 2016 : « La Toxicité des Sels de Cuivre hydrosolubles divalents (Cu++), en quelques chiffres » : par André PICOT, Toxicochimiste et Jean-François NARBONNE, Toxicologue :

 

« Les sels de cuivre sont toxiques, persistants, accumulables et inhibiteurs de croissance. Ils se forment par attaque du cuivre métallique par un acide fort. »

Ø     Énoncé des seuils de toxicité des sels de cuivre à ne pas dépasser pour l’Homme et les animaux domestiques.       

Ø     « Ces seuils doivent faire partie des connaissances des médecins légistes ».

 

24 mars 2016 : Arrêt de la Chambre de l’Instruction près la Cour d’Appel de Colmar :

« La contamination du sol, de dépôts des canalisations et des eaux de la ferme de Niederwyhl provient d’un apport exogène de cuivre soluble, non présent dans le milieu à l’état naturel, dont la date peut être fixée avant mai 1987 soit avant l’installation de la famille SINGER à la ferme de Niederwyhl », reprenant les termes mêmes de l’expertise judiciaire collégiale de 2006.

 

« Il est établi que les troubles de santé présentés par les occupants de la ferme ont un lien de causalité avec cette exposition ». « Si on prend l’ensemble des symptômes, ils sont tous liés à une forme d’action toxique du cuivre », reprenant les termes des expertises judiciaires du Professeur YVON en 2011 et du Professeur NARBONNE en 2012.

 

 «  En conclusion, si le cuivre, sous ses formes ionisées, hydrosolubles est, à faible concentration, indispensable à la vie, son excès va déséquilibrer l’Organisme et peut entraîner chez l’Homme, diverses pathologies, touchant des cibles comme le foie (cirrhose), le sang (anémie), voire des troubles neurologiques, et en final une mort prématurée.

« La dose faisant le poison »,

le rapport Bénéfice Risque pour le cuivre nécessite d’être très vigilant » :         

André PICOT, Toxicochimiste du CNRS.

10 novembre 2016

6. Question : Marie-Jeanne SINGER est-elle décédée des suites de son empoisonnement criminel aux sels de cuivre en 1992 ?

 

Deux thèses coexistent :

 

  • Celle des experts légistes qui prétendent en mars 2015 que Marie-Jeanne SINGER, copropriétaire de la ferme de Niederwyhl, est décédée en 1992 des suites de son « cancer colique » de 1989 et qu’il n’y avait « pas de dosage » de cuivre au moment de son décès et

 

  • Celle qui contredit les experts légistes :

 

Concernant le « cancer colique » :

Le médecin hospitalier énonce que, selon le rapport d’hospitalisation de Marie-Jeanne SINGER du 27 mai 1993, le cancer de 1989 n’est pas à l’origine de son décès en 1992 et que les hôpitaux ne font jamais de dosage de cuivre au moment des décès (à noter que Marie-Jeanne SINGER est décédée en 1992 et que le cuivre n’a été découvert qu’en 1996).

 

Concernant l’« absence de dosage » affirmée par les experts légistes le 5 mars 2015, à propos des restes de Marie-Jeanne SINGER : Les Experts légistes ont omis de signaler les dosages obtenus à l'aide d'un microscope électronique à balayage, équipé d'un spectroscope en dispersion d'énergie tels que présentés dans l’expertise judiciaire du Professeur Jacques YVON du 14 avril 2011, expertise judiciaire que la Juge d'Instruction avait ordonné aux experts légistes de consulter, ce qu'ils n'ont pas fait.

Après avoir dosé, 4.900 mg de cuivre par kilogramme de matière au niveau des épiphyses d'un tibia et d'un tendon adjacent, page 10, cette expertise judiciaire du 14 avril 2011 conclut, page 15, que « les restes présentent des teneurs anormalement élevées en cuivre et en zinc au niveau des épiphyses d’un tibia et d’un tendon adjacent ».

 

 -   4.900 mg par kilogramme de matière est une analyse localisée ici au niveau d'un tendon, cette valeur, ainsi que celles mesurées dans les cheveux et au niveau de l'épiphyse du tibia dépassent très largement les valeurs normales.

 

-   « La dose d’exposition dans le cas de l’affaire SINGER serait 30 fois supérieure à la dose moyenne, suite à l’exposition alimentaire de la population française », page 4 « pouvant être la cause principale d’une mort prématurée », page 5, selon le Professeur Jean-François NARBONNE dans son expertise judiciaire toxicologique du 31 juillet 2012.

 

Constat :

 

-   Des sels de cuivre toxiques, persistants et accumulables

  • ont contaminé « volontairement et en toute connaissance de cause » le captage d’eau et les sols de la ferme de Niederwyhl, avant l’arrivée de Mme Singer en 1987 », selon l’expertise judiciaire de Jean-Pierre CASTILLO le 21 avril 2004 et
  • l'Arrêt de la Chambre de l'Instruction près la Cour d'Appel de Colmar du 24 mars 2016 : « La contamination du sol, de dépôts des canalisations et des eaux de la ferme de Niederwyhl provient d’un apport exogène de cuivre soluble, non présent dans le milieu à l’état naturel, dont la date peut être fixée avant mai 1987 soit avant l’installation de la famille SINGER à la ferme de Niederwyhl ».« Il est établi que les troubles de santé présentés par les occupants de la ferme ont un lien de causalité avec cette exposition ». « Si on prend l’ensemble des symptômes, ils sont tous liés à une forme d’action toxique du cuivre ».

 

-   Concernant Marie-Jeanne SINGER, après 5 ans de vie sur le site et les survivants :

« De toute manière la concentration en Cu dans ces pièces exhumées est massive  et ne peut être liée qu’à un niveau d’exposition très élevé pouvant être la cause principale d’une mort prématurée, page 5,

et pour les survivants : « laissant supposer des effets inflammatoires qui vont persister et une altération du métabolisme lipido-glucidique avec des risques athérogènes, page 4, selon l’expertise judiciaire du Professeur Jean-François NARBONNE du 31 juillet 2012,

 

alors que les habitants y vivant avant notre famille, pendant 10 ans, n’avaient jamais eu de problèmes de santé.

 

 

 

 

6. Question : Marie-Jeanne SINGER est-elle décédée des suites de son empoisonnement criminel aux sels de cuivre en 1992 ?

5. Au XXIe siècle, les articles sur la toxicité des sels de cuivre abondent.

4. Au XXe siècle, aucun cas d'empoisonnement aux sels de cuivre n'est pris en considération par les tribunaux.

3. Au XIXe siècle, ce fut l'apothéose de la maîtrise du cuivre :

2. Du cuivre, de sa toxicité, de l'antiquité aux alchimistes

1. Les empoisonnements criminels avec des sels de cuivre, pratiqués depuis près de deux millénaires, ont perdu leur mystère. Celui de la ferme de Niederwyhl, à Bourbach le Haut en Alsace, est démontré.

 

5. Au XXIe siècle, les articles sur la toxicité des sels de cuivre abondent.

 

2001 : Selon Jean-Luc PETIT dans la Revue Les quatre saisons du jardinage, février 2001, n° 12, un praticien d’arboriculture : « Tout cuivre or not tout cuivre » : « Le cuivre est fongicide et bactéricide, il agit par contact. Il n’est pas biodégradable. Il freine le développement végétal. Il brûle le pollen. Il s’accumule dans les premières couches du sol. Il devient toxique pour la micro- et macro-faune ». Tout cuivre - Ma passion du verger

 

2007 : FAO/AGL – IPNS – Glossaire de la gestion intégrée des éléments nutritifs : « Une concentration en Cuivre largement excessive dans les tissus végétaux est nuisible au développement de la plante. Elle provoque une Chlorose qui ressemble à une insuffisance en Fer et entraîne une inhibition de croissance des racines. Le niveau de Toxicité correspond à une concentration de 30 mg de Cu par kg de matière sèche » :FAO 23 mars 2007.

Selon l'expertise judiciaire du 21 avril 2004, le Cuivre « rapporté » des sols contaminés de la ferme de Niederwyhl est compris entre 17,1 et 50 mg Cu /kg MS, alors que le Cuivre des sols de la forêt domaniale voisine est compris entre 4 et 12,6 mg Cu / kg MS, juste à quelques mètres d’écart, derrière les bornes !

 

2009 : « Le Cuivre, de par ses deux Espèces chimiques (Cu / Cu ++) est considéré comme un oligoélément essentiel et important (impliqué surtout dans les processus biochimiques oxydatifs). Mais, il peut, lorsqu’il est absorbé sous forme ionisée hydrosoluble en excès, constituer un Toxique puissant surtout pour le Foie, provoquant une Stéatose et enfin une Cirrhose », dans « La destinée du Cuivre dans l’Organisme humain entre Bénéfice –Risque », un document de synthèse réalisé par André PICOT, Toxicochimiste, le 3 octobre 2009 : http://www.atctoxicologie.fr/files/dossier_3__cuivre_0.pdf, page 34.

 

2010 : « Le bio sauvé par l’industrie chimique » par le Docteur Jean-Louis THILLIER : « Le Cuivre reste un des piliers de la protection phytosanitaire en bio en France. Interdit aux Pays-Bas, menacé en Allemagne. Le cuivre n’est pas une substance anodine pour les mammifères et en particulier pour l’Homme », dans « Agriculture et environnement », 21 mars 2010. http://www.agriculture-environnement.fr/dossiers/agriculture-biologique-87/article/le-bio-sauve-par-l-industrie-chimique

 

2012 : Intoxication aux métaux lourds : le danger des métaux lourds et le lien avec les maladies contemporaines : Silver47 http://www.silver47.eu/metaux.html

 

2012 : http://atctoxicologie.free.fr/archi/bibli/FRTEC_SO4Cu.pdf

 « Le Cuivre est un cytotoxique pour l’Homme, pour les animaux et pour les végétaux * ».

 

2013 : « L’oxychlorure de cuivre n’est pas biodégradable et s’accumule dans les sols. Il a ainsi entraîné la stérilisation de 50.000 ha au Costa Rica ». Extraits wikipedia Pesticide.

 

2014 : « Gare à la toxicité du cuivre pour les écosystèmes » : http://www.gerbeaud.com/nature-environnement/bouillie-bordelaise-cuivre-toxicite-environnement,994.html.

 

2016 : En France, pour conserver l’usage des sels de cuivre, efficace pour traiter le mildiou des vignes et être en règle avec les recommandations européennes de faible dose, il est envisagé d’utiliser du cuivre micronisé, ce qui constituerait un risque inconnu, car précisément ce cuivre nanométrique doit pouvoir pénétrer dans les organismes sans contrainte.

 

2016 : « Les canalisations en cuivre, un risque pour la santé? » : « Le cuivre ou le fer sont des métaux indispensables au développement et au fonctionnement physiologique de l’organisme, mais cela dans des niveaux acceptables. S’ils deviennent excessifs…, ils contribuent notamment à l’augmentation du taux de radicaux libres et par conséquent favorisent le vieillissement et accroissent les risques de maladies neuro-dégénératives. » :http://www.santenutrition.net/les-canalisations-en-cuivre-risque-pour-la-sante/.

 

Concernant « la contamination » de la ferme Niederwyhl avec des sels de cuivre toxiques :

24 mars 2016 : Arrêt de la Chambre de l’Instruction près la Cour d’Appel de Colmar :

« La contamination du sol, de dépôts des canalisations et des eaux de la ferme de Niederwyhl provient d’un apport exogène de cuivre soluble, non présent dans le milieu à l’état naturel, dont la date peut être fixée avant mai 1987 soit avant l’installation de la famille SINGER à la ferme de Niederwyhl », reprenant les termes mêmes de l’expertise judiciaire collégiale de 2006.

« Il est établi que les troubles de santé présentés par les occupants de la ferme ont un lien de causalité avec cette exposition ». « Si on prend l’ensemble des symptômes, ils sont tous liés à une forme d’action toxique du cuivre », reprenant les termes des expertises judiciaires du Professeur YVON en 2011 et du Professeur NARBONNE en 2012.

 

16 avril 2016 : « La Toxicité des Sels de Cuivre hydrosolubles divalents (Cu++), en quelques chiffres » : par André PICOT, Toxicochimiste et Jean-François NARBONNE, Toxicologue :

 « Les sels de cuivre sont toxiques, persistants, accumulables et inhibiteurs de croissance. Ils se forment par attaque du cuivre métallique par un acide fort. »

Énoncé des seuils de toxicité des sels de cuivre à ne pas dépasser pour l’Homme et les animaux domestiques.         « Ces seuils s’appliquent aussi aux médecins légistes » :

http://niederwyhl.canalblog.com/archives/2016/04/13/33660661.html 

 

«  En conclusion, si le cuivre, sous ses formes ionisées, hydrosolubles est, à faible concentration, indispensable à la vie, son excès va déséquilibrer l’Organisme et peut entraîner chez l’Homme, diverses pathologies, touchant des cibles comme le foie (cirrhose), le sang (anémie), voire des troubles neurologiques et une mort prématurée. «

 La dose faisant le poison », le rapport Bénéfice Risque pour le cuivre nécessite d’être très vigilant » :                                    

André PICOT, Toxicochimiste.

4. Au XXe siècle, aucun cas d'empoisonnement aux sels de cuivre n'est pris en considération par les tribunaux.

 

Les experts légistes ne recherchent jamais le cuivre dans les autopsies. Ils laissent ainsi une micro niche aux empoisonneurs aux sels de cuivre.

 

Au XXe siècle, le cuivre, si utile en agriculture, est l'ami de l'Homme.

 

 

Il ne sera plus question en France, pendant tout un siècle, de 1882 à 1981, de toxicité des sels de cuivre chez l’Homme, alors qu’elle était redoutée depuis l’antiquité ! Tout se passe comme si la France était tétanisée par son absinthe frelatée au sulfate de cuivre ! 

 

Il s’avère que l‘absinthe, autrefois si prisée, interdite finalement le 16 mars 1915, lors de l’horreur de la Première guerre mondiale, à cause de ses ravages auprès des populations, était quelquefois fabriquée en partie avec des alcools frelatés, colorée au sulfate de cuivre !  Benoît NOËL, Colorations délétères des Absinthes de bas étage. http://www.heureverte.com/tribunes/benoit-noel/40-colorations-deleteres-des-absinthes-de-bas-etage

 

1975 : La première étude scientifique moderne du XXe siècle sur la toxicité des sels de cuivre est américaine, publiée en 1975 et traduite, dans notre procédure criminelle, à la demande du Juge d’instruction en 2007 : « Le cuivre, le quatrième métal lourd intoxiquant », publiée par le Professeur Carl PFEIFFER *, médecin biochimiste, créateur avec Linus PAULING, deux fois prix Nobel, de la Médecine orthomoléculaire. Ils estimaient que les déséquilibres biochimiques étaient responsables de nombreux problèmes psychologiques et physiologiques, https://en.wikipedia.org/wiki/Carl_Pfeiffer_(pharmacologist).

 

1981 : Étude du Professeur Jean-Marie HAGUENOER *, pharmacien, toxicologue et actuel Président de la Commission santé environnement de l’Académie de Pharmacie, intitulée « Toxicologie et Hygiène industrielles, Les dérivés minéraux, Le Cuivre », étude qui sert encore aujourd’hui de référence. Selon ce spécialiste : « 1/5e des homicides au 19e siècle sont dus au cuivre ».

 

1982 : La thèse sur « l’Intoxication cuprique chronique chez le mouton » par Maurice GAUCHÉ, de l’École nationale vétérinaire d’ALFORT, donne pour la première fois, un tableau avec les valeurs physiologiques et les valeurs suspectes du cuivre chez le mouton.

 

1984 : « L’Intoxication par le cuivre chez les ovins », par G. LORGUE, Professeur de Toxicologie de l’École Nationale Vétérinaire de Lyon. Il reprend la thèse du Docteur GAUCHÉ avec ses valeurs. Ils proposent les Seuils de Toxicité du Cuivre pour les moutons.

 

En 1996, au moment de la découverte de l’empoisonnement des sols de la ferme de Niederwyhl par des sels de cuivre, avec une mortalité inexpliquée de plusieurs centaines de moutons, le Professeur LORGUE a refusé d’accepter leur intoxication au cuivre malgré le dépassement des normes, qu’il avait lui-même énoncées dans son étude de 1984, exigeant la présence d’un ictère. Le déni du Pr LORGUE nous a conduits à rechercher l’explication de la mortalité de nos moutons, auprès de l’École vétérinaire de Zürich en Suisse et de GIESSEN à FRANCFORT en Allemagne, qui a validé l’intoxication chronique au cuivre des moutons, notifiée par un constat établi en 1997 *.

C’est ainsi que nous avons découvert la pratique des empoisonnements criminels aux sels de cuivre des moutons, sans la nécessité d’un ictère, à cause des pâtures inégalement contaminées. Sur des pâtures contaminées inégalement à la main, ou dans le cadre d’une alternance de pâtures contaminées et non contaminées,  tous les moutons n’arrivent pas à l’ictère, certains meurent de cachexie, selon le Docteur GAUCHÉ et l'École vétérinaire allemande de GIESSEN.

 

En 1998, apparaît un double déni : celui de GROUPAMA Alsace et de la Mutualité Sociale Agricole d’Alsace (MSA) qui se refusent à reconnaître la preuve de l’empoisonnement de nos sols et de notre captage d’eau par des sels de cuivre, nous obligeant à faire la démonstration de la toxicité des sels de cuivre alors que ces organismes devaient la connaître, du fait de leurs fonctions et de l’usage courant de ce toxique en agriculture.

 

En 1998, l’OMS énonce : « Les principales formes toxiques chez l'homme et l'animal sont les formes solubles du cuivre c'est-à-dire les sels du cuivre divalenerists II (acétate, carbonate, chlorure, hydroxyde, nitrate, oxyde, oxychlorure et sulfate…) », page 20, cuivre et ses dérivés - Ineris

 

 

En 2000, « La « Banque de données sur la toxicité du sulfate de cuivre », éditée par la Bibliothèque Nationale américaine de Médecine, traduite à la demande du Juge d’Instruction en 2008, constitue la première compilation sur les effets néfastes des sels de cuivre.