Selon André PICOT,

Ingénieur Chimiste, Toxicochimiste, Directeur de Recherche honoraire du CNRS,

Expert français honoraire auprès de l’Union Européenne pour la Fixation des Normes des Produits chimiques en Milieu de Travail, Commission SCOEL, Luxembourg (de 1992 à 2004). Président de l’Association Toxicologie-Chimie - Paris, www.atctoxicologie.fr/,

Auteur de « La Destinée du Cuivre dans l’Organisme humain, entre Bénéfice et Risque », à propos de l’empoisonnement au Cuivre de la Ferme de Niederwyhl », 3 octobre 2009,

texte intégral en annexe,

 

Jean-François NARBONNE,

Docteur en Nutrition, Docteur ès Sciences en Toxicologie,

Professeur honoraire de Toxicologie, de l’Université de Bordeaux 1,

Laboratoire EPOC – LPTC CNRS 5805,

Président de la Commission COCT – CT2 Ministère du Travail,

Expert honoraire de l’ANSES – Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail,

Auteur de l’expertise judiciaire du 31 juillet 2012, texte intégral en annexe :

 

« Les sels de cuivre hydrosolubles sont toxiques, persistants, accumulables et inhibiteurs de croissance. Ils se forment par attaque du cuivre métallique par un acide fort. »

 

Quels sont les seuils de toxicité des sels de cuivre pour l'Homme ?

-  Le cuivre étant un oligoélément essentiel pour l’Homme, 1,5 à 2mg de cuivre/jourest l'apport nutritionnel conseillé (ANC), selon www.nutrition-expertise.fr/mineraux.html, site en partenariat avec la Haute Autorité de la Santé (HAS).

Comme en excès les sels de cuivre hydrosolubles sont toxiques, il est important de prendre en considération les données suivantes :

-   9 mg de cuivre est la dose journalière de cuivre admissible (DJA),c’est-à-dire la dose qu’il est possible pour l’Homme, d’absorber chaque jour,  pendant une vie entière, sans effet pour la santé, dose qui correspond à l’apport journalier de 0,15 mg de cuivre/kg de poids corporel/jour, soit 9 mg/j pour une personne de 60kg. Cette valeur est donnée par l’ANSES, Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail : www.anses.fr/fr/system/files/KOCIDEINOV_PMAJ_2012-1734%20Ans.pdf, p. 4.

-   Une recommandation contraignante est émise par le Ministère de l’Agriculture : « Aucune utilisation risquant d’engendrer un dépassement de la DJA n’est autorisée » :http://agriculture.gouv.fr/agents-ameliorants-et-nouveaux-aliments-glossaire.

-   « L'intervalle de valeurs physiologiques de cuivre dans le sérum est de 800 à 1200µg/L (OMS, 1996). Ces valeurs sont plus élevées de 10 % chez la femme »,  Cuivre et ses Dérivés, INÉRIS, 2005, page 19 : www.ineris.fr/substances/fr/substance/getDocument/2753.  

 

Quels sont les seuils de Toxicité des Sels de Cuivre pour les Animaux domestiques ?

Pour les Ovins, les Bovins et les Caprins, l’INRA donne ses recommandations au Groupement de Défense sanitaire de Rhône-Alpes en 2004 : Apports nutritionnels recommandés pour les ruminants - GDS :

- 15 mg de cuivre pour les Ovins : « à partir de 15 à 20 mg de cuivre, sa ration devient toxique », dans « Intoxication par le Cuivre chez les Ovins », en 1984, selon le Professeur G. LORGUE, alors Professeur de Toxicologie de l’École Nationale Vétérinaire de Lyon.

- 30 mg de cuivre pour les Bovins,

- 20 mg de cuivre pour les Caprins.

Les sols de la ferme de Niederwyhl sont pollués jusqu'à 50 mg de cuivre/kg de matière sèche, selon les dosages de l’expertise judiciaire du 21 avril 2004, ce qui explique que 850 moutons en sont morts.

Le cheptel entier a été décimé, ce qui interdit, sans décontamination préalable, tout élevage sur les terres de la ferme de Niederwyhl.

 

 

Que faire de cette ferme contaminée par des sels de cuivre toxiques, persistants, accumulables et inhibiteurs de croissance ?

 

La décontaminer, la réhabiliter, en faire une Fondation Internationale pour la Toxicochimie et l’Écotoxicochimie avec ses résidences pour Scientifiques et personnes de bonne volonté, y créer différents espaces de bonheur, ouverts au public.